/ MOUVEMENT SOCIAL (qui compte à la Chambre quelques défenseurs dans le parti libéral, outre la presque totalité des tories-unionistes) menaçait de retirer la forte somme qu'elle donne chaque année au maintien d'un fonds de secours en cas d'f1.ccidents, fonds auquel souscrivent aussi ses employés. La Chambre passa outre et vota, à la majorité de 2 voix, l'obligation pour tous les patrons de se conforn,er à la loi. La Chambre des Lords biffa cette obligation et rendit la loi facultative. La Chambre des Communes fit alors une concession, consistant dans l'admission de cette facultativité, mais en restreignant sa durée à trois ans. Après ce laps de temps, la loi redevenait obligatoire pour tous. Alors la Cha111bre des Lords repoussa cette concession et Gladstone déclara le 20 février qu'il abandonnait le bill. Là-dessus grand tapage contre les Lords, meetings quotidiens de protestation et le comité parlementaire du Trnde Union Congress auquel s'est joint le Conseil des métiers de Londres viennent de protester à leur tour, convoquant pour le 17 mars une conférence nationale et pour le 18 un grand meeting de protestation à Hyde Ptir!?. Q!1ant au bill sur les conseils paroissiaux, la Chambre des Lords, malgré Salisbury et sa fanfaronnerie, l'a passé au commencement de mars, sans y faire de changements importants. D'ici l'apparition du prochain numéro de la Revue socialiste, la question de la réforme de la Chambre des Lords aura fait du progrès. li est très probable que le progrès consistera à limiter à une seule fois le droit des Lords d'amender les bills de la Chambre des communes. Son véto permanent deviendrait temporaire, ce qui suffirait pour le présent. Le gonveme111ent et la joiirnée de 8 heures, - Enfin, la question des 8 heures a reçu une sanction officielle. Dans les premiers jours de janvier, le ministre de la guerre, Mr. Campbell Bonncrman, a annoncé à la Chambre des communes, au milieu des applaudissements des radicaux et des socialistes, que le gouvernement, après avoir expérimenté dans quelques chantiers et ateliers de l'Etat la journée de 8 heures, avait décidé d'introduire cette réforme; dans les manufactures d'armes de \Voolwich, Waltham, Enfield et Birmingham, occupant en tout environ 18,000 ouvriers. Il est très probable que cette mesure, réclamée depuis quelques années par les socialistes, sera étendue aux ateliers de tailleurs de Pimlico qui occupent 15,000 ouvriers, et elle vient d'être appliquée à l'arsenal d(;! Woolwick. Il va sans dire que les salaires restent ce qu'ils étaient, ne subissent aucune diminution. Cette importante et humaine réforme est due en grande partie aux efforts incessants de
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