LA GRÈVE DES MINEURS LAGRÈVEDESMINEURS DU NORD ET DU PAS-DE-CALAIS II Dans la première partie de cette étude, nous avons exposé et expliqué les revendications les moins importantes, t1 notre sens, parmi celles formulées par le Congrès des section:;; syndicales. Nous avons démontré qu'elles avaient bien, toutes, un caractère professionnel. Sur ces différents points, nous le répétons, une entente amiable aurait été possible et facile, si les Compagnies avaient consenti à accepter l'arbitrage. Pourquoi ne l'ont-elles pas accepté? Pour deux raisons : 1 ° Parce qu'il était d'autres revendications beaucoup plus graves sur lesquelles elles ne se souciaient pas d'entrer en discussion avec les délégués des ouvriers; 2° Parce qu'elles craignaient de paraitre s'incliner devant l'autorité du syndicat qu'elles ne v.eulent pltis con1taitre et qu'elle, proclament illégal. Dès le 20 septembre - deux jours après la déclaration de la grève - un congrès des délégués des sections syndicales, réuni à Lens, avait adopté, par 81 voix contre 2 1, le principe de la nomination d'une commission d'arbitrage en prévision des propositions qui pourraient être faites par les juges de paix, conformément à la loi du 27 décembre 1892. Le 22 septembre, cette commission entra'it en fonctions et rendait public l'ordre du jour suivant : « Désireux d'assurer tous les moyens de conciliation propres 11faire aboutir « les revendications des houilleurs, nous attendons que des propositions soient « faites par les Compagnies. » Le 24 septembre, les juges de paix, exerçant le droit d'initiative que leur confère la loi, invitaient les ouvriers et les Compagnies à faire connaître leur acceptation ou leur refus de concourir à la conciliation,. e{ à l'arbitrage, en cas de non-conciliation.
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