REVUEDE LA PRESSEÉTRANGÈRE séder en fait d'assistance publique, la provision d'expérience accumulée en Angleterre et en Amérique. » Le Rcview Of Reviews du mois dernier contient, outre sa revue ordinaire « le progrès du monde», exact et amusant kaleïdoscope, un article biographique de John Underhill sur M. Walter Besant, le célèbre polygraphe, historien, voyageur, romancier, poète, dramaturge, si populaire outre-Manche. S'étant occupé de tout, Walter Besant s'est aussi occupé de questions sociales. Comme Charles Dickens, il les a présentées surtout sous la forme de romans, moyen de propagande qui n'est pas le moins efficace. Le Justice der~ièrement, par la plume de H.-H. Hyndman, apprécie la politique étrangère de la France, à propos des fètes franco-russes. On a donné, à titre de document, les jugements venimeux du Standard, du Daily Télégrn]Jh. Il n'est pas inutile de citer quelques passages tirés de la presse anglaise socialiste. Le point de vue anglais est maintenu. Mais les observations de H. H. Hyndman sont loin d'avoir ce ton d'acrir.nonie qu'on rencontre ailleurs. Ce sont des remarques de politique générale faites d'un ton en quelque sorte impersonnel et détaché. Nous devons prendre les choses comme elles sont : l'action du gouvernement francais a, sans aucun doute, fortifié le parti de la Triple-Alliance en Angleterre, et d'un arrangement avec la Chine en Extrème-Orient. » Voilà la constatation capitale que croit pouvoir faire l'auteur de l'article. Ne retenons que ce qui concerne !'Extrême-Orient. « La France comprend à peine quels gages elle a donné à la fortune en Cochinchine, au Tonkin, au Siam. Notre position en Egypte est très dangereuse, et nous n'aurions jamais dû la prendre. Mais c'est une position sûre auprès de celle de la France en Extrême-Orient. Laissons de côté la Grande-Bretagne et ses possessions de l'Inde. sa marine et ses stations. Négligeons tout cela. La France s'imagine-t-elle que la Chine d'aujourd'hui est la Chine d'il y a trente ans. S'il en était ainsi, elle s'expose àiêtre durement déçue un beau jour. Les Chinois se meu- ~ lentement, sans hâte, comme sans repos. Qyand la Chine mettra kpied en Asie, "et cela arrivera tot ou tard, elle y bâtira sa maison. Les Anglaisle savent bii;:'IA~~-si, par intérêt bien entendu, respectent-ils ies droits de la Chine, et même leurs plus douteuses prétentions à Burmah et au Népoul. La France a cru sage, au contraire, d'en faire fi au Tonkin et au Siam. Même après son expérience du Tonkin, la France
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