16 LA REVUE SOCIALISTE tion, et qu'on reconnait toute b sé:ric tfét3~.:!s su:cessives d.:!l'idée première avant de venir à maturité, quand on constate en définitive, que l'étincelle générale tÎLri jaillit dans le cerveau de l'inventeur n'est et ne peut-être que la résultante, par une sorte de convergence, de toutes les idées. conn.1issances et découvertes qui l'ont précédée et préparée, on peut arriver ainsi à remonter, paria pensée, de notr.è état mental actuel à la me11t:1litétout à fait rudiment:lire d:s primitifa, par un enchainement des causes et des effets, par une série infinie de rép.:rcussions d'une complexité et d'une marche évidemment incalculables, mais non inconce,·ables. D'autre part, si on soumet de même à l'analyse, l'ensemble de J'érnlution organique, pour remonter de 1 homme de génie au type de cellule primordiale d'où est sorti tout l'ensemble des types vivants par un enchainement de causes et d'effets, par une série infinie d'adaptations et de réadaptations, on sent toute !a portée incalculable d'une pareille donnée, et on reste rêveur à la p~nsée de ce qu'une plus large application de cette loi de so.:ialisation pourrait amener dans notre état social encore si imparfait. • Ce que nous avons dit des lois fondamentales de la vie, en particulier de la loi dï1érédité et d'organisation des faits d'adaptation d'ordre physiologique et psychologique ( 1). nous laisse entrevoir toutes les conséquences de ces notions pour notre éYolution sociale au point de vue de notre adaptation à nos conditions de vie sociale. Nous sommes ainsi amenés à reconnaitre q~re nous sommes déterminés. c'est-à-dire que nous sommes les résultantes des conditions d\:xistenc.: qui dé· coulent pour nous des temps et des lieux où nous viYons. C'est ainsi que nous sommes soumis à une dépendance ou solidarité toute biologique par rapport~ nos générateurs et à nos semblables contemporains par suite des influences hàéditaires que nous apportons en naissant. p3r suite de la contagion des malaJies que nous attrapons de nos voisins et par les imitations (2) que nous subissons plus ou moins à notre insu, et qui s'incrustent en nous, sous la forme d'habitudes. de passions ou de vices qui sont les causes les plus ordinaires des maux dont nous souffrons. Il y a là un sujet de méditation et une source d'enseignement profond qu'on ne saurait trop signaler. Q11ipourrait dire, en efTet, toutes les conséquences terribles, ignorées ou méconnues, de l'hérédité pathologique dans les familles! La statistique. toutefois, commence à nous crier l'alarme : tout le monde comprend le danger des mariag~s entre malades; on ne met plus guere en dout.! le rapport presque fatal que les médecins signalent entre la tare pathologique d'un père ou d'une mère (3), et l'apparition d'accidents plus ou moins ana- . (q l.a lïe el la l'ensée, 2• partie, synthesc organique. loi de la vie ou loi d'organ1sat1on. (2) Voir Tarde· l.f'.~loi.~ rie l'i111ilalio11. (J \'oir à cc sujet les nombrcu,< travaux ,péciaux sur lï1~rt'dité morl,idc dan, les malJdic, ncrveuscs,la syph1li,,la tubcrculosc,l'alcooil,mc, le canccr,b consanguin:té, etc.
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