La Revue socialiste - 1894 - Tome XIX- vol 01

L' ACTlVITÉ PARLEMENT AIRE 2 I 1 bricants, fraternellement unis, ont tout fait pour repousser le socialisme dans l'intérêt des classes riches. Ce que la presse du jour et les feuilles volantes ont commis d'infamies contre notre parti dépasse toute imagination. Ce n'est point en argumentant contre nos principes qu'on nous a combattus, ce n'est pas non plus notre programme et ses déductions qu'on a attaqués; non, c'est avec d'impudents mensonges, d'infâmes calomnies et des injures personnelles que les partis ont mené le corn bat électoral contre nous, et c'est ainsi en partie qu'ils ont obtenu leur victoire contre le socialisme. Les élections principales nous donnèrent une augmentation d'envivon 350,000 voix depuis l'élection de 1890; nous sortlmes de la bataille électorale avec un total d'environ 1,800,000 voix, donc, le plus fort de tous les partis. Les 24 mandats que nous obtînmes du premier coup s'élevèrent à 44 au ballottage, et pourtant toute la ,<bouillie» des partis« ae l'ordre » s'était unie contre nous en phalanges serrées. Les votes qui, le 1 5 juin, ont été donnés aux adversaires de l'augmentation militaire dépasse de beaucoup le nombre de ceux qui sont échus aux militairese nragés que prônaient la « Yorlage ». La volonté des électeurs s'est distinctement exprimée dans l'élection: elle demandait qu'on protège le peuple contre de nouveaux sacrifices de sang et d'argent, qu'on offre plus rien au Moloch du militarisme. La volonté du peuple ne trouva pas de soutien au Reichstag et de nouveau on sacrifia les intérêts des contribuables au militarisme. Le nouveau Reichstag se réunit le 4 juillet et le discours du trône lui enseigna qu'il n'avait pas d'autre chose à faire que d'accepter les exigences militaires du gouvernement. En quelques séances le Reichstag s'acquitta de cette tâche et déjà le 1 5 juillet les représentants du peuple purent retourner chez eux; quelques-uns récomprnsés par des croix de leurs bons offices en faveur de l'acceptation de la nouvelle,< Yorlage » remaniée d"après les propositions Huene. La Yorlage, qui augmente l'armée de 70,000 hommes en temps de paix, fut acceptée par 201 voix contre 185, donc à une majorité mesquine de 16 voix~! Pendant les pourparlers qui précédèrent l'événement, car il n'était plus question de discuter, nos orateurs relevèrent encore une fois tous les points de principes qui motivaient notre hostilité envers cette loi. En attendant on a présenté au Reichstag la note pour les nou,velles charges imposées aux populations. C'est un budget supplémentaire pour l'année budgétaire de 1893-94 dans lequel on exige pour couvrir les frais de l'augmentation militaire la somme de 71,282,547 marks. Sont répartis comme dépenses régulières, pour le temps du Ier octobre de cette année au 3 1 mars 1894, 23,221,848 marks sur les contributions matriculaires des États fédérés, tandis que pour les dépenses à

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