106 LA EEVUE SOCIALISTE soixante-dix délégués y assistèrent et délibérèrent, devant un auditoire de 100 à 1 50 personnes. ALLURE GÉNÉRALE DE LA DISCUSSION. La discussion, dont nous ne donnons pas Je détail, que les intéressés pourront retrouver dans le compte-rendu officiel sténographique. actuellement sous presse, fut r-1enée par quinze à vingt orateurs principaux, dont la méthode, la discipline, la mesure, la correction, furent appréciées par les deux membres du Parlement qui participèrent au Congrès. M. Lourties déclara nettement n'avoir guère vu que deux ou trois questions aussi bien élucidées au Sénat, et M. Doumer convint en riant que jamais il n·avait entendu discuter aussi posément à la Chambre. La raison en est facile à discerner : nul orateur ne cherchait à se faire un tremplin vis-à-vis de ses électeurs et tous connaissaient à fond les sujets dont ils traitaient, ce qui est le moindre défaut des avocassiers dont notre Parlement est encombré. LES RÉSOLUTIONS. Les conclusions des rapporteurs, cléjà adoptées par Je Comité central, furent ratifiées après un sérieux examen. Qi.1elques-uncs, toutefois, bénéficièrent d"amendements. En Yoici le texte dans l'ordre de classement adopté par le Congrès, et dont on ne s'écarta d'ailleurs que par suite du cas de force majeure, résultant de l'absence momentanée d'un des rapporteurs : 1. -- Le Congrès, considérant que les citoyens usent d'un droit incontestable en créant des Sociétés Coopérati\'es de consommation, et qu'il appartient au gouvernement de la République de protéger et de faire respecter ce droit, trop souvent méconnu par les intérêts rivaux et par le législateur lui-même, demande aux pouvoirs publics le vote immédiat de la loi qui doit consacrer les justes revendications de la Coopération française. (Gràc~ à la loi Maujan, qui abroge la caducité dont étaient frappés les projets de loi émanant de l'initiative des membres d'une Chambre après l'expiration des pouvoirs de celle-ci, MM. Lourties et Doumer ont cru pouvoir promettre ce vote pour le premier semestre de l'an prochain. Tout porte à croire qu'ils auront, en effet, gain de c:\use à cet égard, car M. Dupuy lui-1'nême avouait considérer la loi coopérative comme l'une des rares réformes dont il comprenait l'urgence.) Il. - Le Congrès est d'avis : 1 ° Qi.1eles Sociétés coopératives présentes au Congrès soient invitées à adhérer à l'Union Coopérativedes Sociétés françaisesde con-
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