La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

MOUVEMENT SOCIAL 747 Je compte sur votre loyauté pour l'insertion de cette réponse et je vous salue. Jules GUESDE. D'un autre coté, Chauvière a écrit ce qui suit dans la Petite République et dans le Parti socialiste : Mon cher rédacteur, M. Ranc, qui a déclaré depuis longtemps qu'il a été un révolutionnaire et qu'il a chanté le tzaricide Bérézowski dans le Ré'1Jeil, de Delescluze, fait contre les soi-disant sans-patrie une charge à fond de train et raconte, dans le journal qu'il dirige, des histoires à dormir debout. 11parle par hasard de moi et déclare, par suite des révélations d'un mouchard berlinois qui se plaint que Vaillant donne asile aux victimes de Guillaume, que j'ai écrit un article en allemand salissant la France; il ne manque à cet article, pour être vrai, qu'une chose, c'est que je sache l'allemand. Hélas! pour l'honneur de Ranc, j'ignore cette langue. • Maintenant je défie Je mouchard de Guillaume, dont se sert le citoyen Ranc, organisateur de la police à Bordeaux, de trouver une lettre écrite par moi à qui que ce soit, en Allemagne, même avec les armes du Conseil. Je l'aurais fait que je n'aurais aucune honte à l':ivouer, n'ayant pas l'habitude de chercher un masque dans le magasin aux accessoires dont M. Ranc tient la clef. j'estime, en fin de compte, que et:ux-là sont les meilleurs patriotes qui <herchent à éviter la guerre et à favoriser l'œuvre de la Révolution française, trop oubliée par le transporté Ranc, et qui tendent la main aux peuples opprimés contre leurs despotes. C'est la politique de Blanqui, c'est la nôtre. j'ai sous les yeux un article de la Patrie en danger de 1871, intitulé : Un enterrement civil, où les blanquistes, pa-r la plume d'Henri Place, disent : Jamais les soldats de la Révolution n~ pactiseront avec le tsar et les boyards. M. Ranc, le nouveau Ranc, celui que nous ignorions il y a vingt cinq ans. eut répondre. L'historien fantaisiste d'une Conspiration en sera quitte pour .avoir forgé à notre intention un nouveau roman moins intéressant que l'autre. Qii'il se rappelle aussi qu'il y a quatre années j'étais expulsé de Belgique comme militaire, pour y avoir été combattre les tendances allemandes du gouvernement de Léopold et les préparatifs d'une guerre contre la France (affaire des forts de la Meuse). Je suis aussi ennemi du despotisme de Guillaume que de celui du tsar et que de celui des barons de la finance qui gouvernent aujourd'hui la République française et qui sont les actionnaires de presque tous les journaux. Bien à vous, E. CHAUVIÈRE. Une victime du devoir. - Le docteur Jules Chabry, qui vient de mourir à Roanne, victime de son dévouement professionnel, en voulant guérir un! personne atteinte de la rage, comptait parmi les fondateurs du parti ouvrier socialiste français. De 1878 à 1890, son nom •

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