l.A QUESTION SOCIALE DEVA),IT LES CORPS ELUS M. REN{GoBLET-. Il est tombé, il est vrai, mJis ce n'est pas sur cette question. M. LE COMTE DEBERNIS- . Ah! oui, parlons des finances italiennes! M. RENÉGosLET.-Yousne lt: voulez pas inquisitori:il?Ou ceci ne veut rit:n dire, ce que je ne crois pas un instant, ou cela signifie que vous repoussez la déclJration qui est b base nécessaire de tout véritable impot sur le revenu. base qui est acceptée par presque tous les pays d'Europe d devant laquelle n..: reculait pas, il y~ plus de vingt Jns. M .Casimir-Périer, le père de notre honorable président. Non! vous ne voulez pas de la déclaration, monsieur le président du conseil, mais M. le ministre des finances la veut; il l'accepte. (M. Peytral, ministre des finances, fait un signe d'assentiment.) M. RENÉGoBLET-. Je le savais bien. M. le mmistre me fait un signe affirmatif, et je n'ai p:is douté un instant de sa parole. (Applaudissements à l'extrème g:iuehe.) Je crois que nous allons enfin dissiper les équivoques. Je n'en doutais pas un inst:int. j'étais le collègue de M. Peytral quand il :t liéposé. en 1888, un projet dïmpot sur le revenu fondé sur la déclaration. Ji: l'ai entendu, dans la discussion du budget au Sénat déclarer qu'il en était toujours partisan et je n'en ai pas été surpt is parce que je connais sa fidélité à ses opinions. (Mouvements divers.) Je le dis très sincèrement, messieurs. Il l'a depuis répété à Marseille; et tandis qu'on racontait, il y a quelques jours, que le cabinet allait se prononcer contre cette réforme, M. le ministre des finances confiait à un journal qu'il continuait à fa faire étudier, et que s'il n'apportait pas son projet pour le budget de 1895, il l'apporterait certainement peu après. Est-ce que vous croyez que l'honorable M. Peytral ait fait cette déclaration pour expliquer sa présence dans le cabinet et, comme on dit, pour se sauver la face? ~ant à moi, je n'en ai rien cru. (Applaudissements à l'extrème gauche.) ' Et alors ce n'est pas à lui, c'est à M. le président du conseil que je m'adresse. j'ai dit qu'il avait gardé avant-hier un silence absolu, mais il n'est pas possible qu'il le garde jusqu'au bout. M. CHARLEDSuruY, président du Conseil, ministre de l'intérieur. - Certainement non. li choisit son heure! M, RENÉGosu:T. - Non, ce n'est p:is possible; vous allez me dire que vous ètes partisan de l'impot préparé par M. Peytral. M. LEPRÉSIDENDTUCoNSEtL.- Je ne le connais pas (Applaudissements et exclamations ironiques à l'extrême gauche. - Mouvements divers.) M. RENÉGoBLET-. Messieurs, je ne crois pas que cette déclaration que M. le Président du conseil voudra bien tout à l'heure apporter à cette tribune puisse ajouter à la confiance que se propose de lui manifester cette Assemblée. Nous aurions le droit de dire, en présence de cette attitude: Q!.1idonc espère-ton tromper ici? (Très bien! sur divers bancs 11 gauche.) Eh non! messieurs, on ne trompe personne. N·ous savons parfaitement à lJUOinous en tenir. Chacun de vous, messieurs les ministres, individuellement, vous savez ce que vous voulez; vous avez vos volon tés et vos préfé1enccs; ensemble, vous ne pouvez plus le s:woir parce que vous voulez des choses con37
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