La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA REVUE SOCIALISTE Pas-dc-Cllais les paiements de quinzaine. Les mineurs, qui depuis le 22 septembre n'avaient pas touché de salaire, se sont montrés tiès généreux pour leurs camarades congédiés, qui, placés à la sortie des salles de paiement, recevaient les secours de leurs camarades. » (Applaudissements à l'extrême gauche. ' « Contrairement à ce qui se produit d'ordinaire les jours de paye, peu de mineurs se sont attardées dans les estaminets. » S:ins doute puisqu'ils partageaient leur argent avec leurs camarades congédiés! (Très bien! très bien! sur les mêmes bancs.) Maintenant écoutez la suite : « Les compagnies continuent à congédier des mineurs qu'ils accusent d'avoir pris une part active aux évènements de la dernière grève. Après avoir renvoyé les délégués du syndicat, ce sont maintenant les ouvriers faisant partie des conseils municipaux que l'on comprend dans les « coupies sombres »: Le nombre des mineurs congédiés dépasse sept cent vingt-cinq.» (Mouvements divers.) M. JEANPucHON. - C'est une erreur absolue, et je proteste contre cette affirmation. M. BASLY.-j'affirme qne les faits qu'on vient de citer sont exacts. M. BAUDIN-. C'est partout la même chose! M. RENÉGoBLET.- C'est le correspondant du Temps qui l'écrit. M. JEANPucHON. - li a été induit en erreur. M. Rrn[ GosLET. - Et maintenant, messieurs, voyez et comparez, et demandez-vous si. quand certains d'entre vous parlent de tyrannie socialiste. on n'est pas fondé à leur répondre par la tyrannie des oligarchies financières. (Applaudissements à l'extrême gauche.) Et alors je regarde les réformes que nous promet le gouvernement et, avec lui les honorables MM. Barthou et Deschanel. Je ne vais pas, vous l'entendez hien, passer en revue toute cette longue énumération. Je veux prendre seulement cieux ou trois points. Je constate d'abord que l'honorable M. Deschanel a trouvé insuffisant le programme du gouvernement, car il y a ajouté notamment un article sur les mesures de décentralisation administrative. L'honorable M. Deschanel sait que je suis depuis longtemps avec lui sur ce point; ou plutôt j'ai présenté sur ce sujet des projets, bien avant qu'il pùt y songer, par cette seule raison que j'ai le désagrément d'être beaucoup plus ancien que lui. Ces projets n'ont pas été tiks bien accueillis par ses amis, à cette époque. (Rires ironiques sur divers bancs /1 gauche.) j'espère qu'il sera plus heureux que moi et qu'il saura les y convertir. Ql1:int au gouvernement, j'ai cependant noté dans la nomenclature quïl nous a présentée une loi qui a attiré mon attention et qui - M. le président du conseil le reconnaissait lui-même dans le discours qu'il a prononcé à la premi~re sé:ince - avait aussi fr:ippé l'Assemblée d'un certain étonnement. C't:!~tune loi sur la participation du travail au bénéfice. Savez-vous que j'en ~uis tout '.1 fait p:irtisan, er, je crois, beaucoup de nos collègues de ce côté avec moi (l'orateur d~signe l'extrême gauche.) A l'extr~me gauche. - Tous! tous!

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