LA QUESTION SOCIALE DEVANT LES CORPS ELUS liminaires, et notamment par une loi sur les associations qui en était l:i conditions indispensable, 011aurait assurc: la libcrte des consciences religieuses. Relisez, puisque vous y trouvez plaisir, les discours que j'ai pro11011.:~s. vous n'y trouverez jamais une autre proposition. (Appbudissements :1 l'cxtr2:~1egauche.) Je vous demande une loi sur les associ:itions qui soit la prép:iration t!e l.1 sépiration des Eglises et de l'Etat; et je prie M. le président du conseil qui, évidemment, remonter:i à la tribune - je ne puis croire qu'il veuille se renfermer dans le silence olympien qu'il a gardé à la dernière séance - je le prie de nous dire si c'est en effet une loi sur les associations préparatoire :t la s.!p;;- ration des Eglises et de l'Etat qu'il nous annonce. Vous demandiez une réfor~1e; en voil:i une! Mais si telle est l'intention de M. le président du conseil, je me dem:tnde pourquoi ce projet de loi sur les associations; il est bien inutile. Depuis I~ï 1 - je les ai comptés - 011a déposé quinze projets Ol) propositio115 sur b matière. et pas un n'a e111:oreété discuté complètement. Moi-mème, vous le s:iwz. j":ii déposé il y a deux :ins, au SJn:it, une proposition de loi sur les asso~i:1tions, qui doit are :i l'heure actuelle, à l'état de rapp:>rt, et [qui p:iurrait ètre dis.:utée immédiatement. Ql1e M. le président du '.conseil, au lieu de nous :1pporler un projt?t nouveau. fasse voter par le Sénat 1:1 proposition dont je p:irle; d qu'après l'avoir fait voter par le Sfoat, il l'apporte à Lt Chambre, je lui promets que je serai avec lui pour la soutenir; m:iis nous promettre un s-::izième p:ojet. bien loin de favnriser la solution, c·est au contraire la retarder. Et, enfin, vous nous avez déclarti que vous ne vouliez pas de la réforme de l'impôt en tant qu'il s'agirait d'un impôt unique, inquisitorial et progressif. Nous allons voir dans un instant ce qu'il faut entendre par là. En attendant. avec une persévérance et une patience dignes de l'épome d'Ulysse (Sourires) VOèlS vous proposez, monsieur le président du conseil, de remettre sur le métier la vieille loi des boissons, qui a tant de fois échoué et qui n'aboutir:i 1w, d:iv;:nt:igc. Au centre. - Pourquoi? M. RENÉGoBLET-. L'honorable M. Lockroy vous l'a expliqué l'::iutre jour: p::ir.:~que ce n'est pas faire une réforme que de décharger certains contribu:ibles pour grever les autres. Et à côté de cela, vous ne nous avez rien dit de la Banque et des mines. A propos de la Banque, vous avez annoncé simplement que vous présc!1icriez un projet. Lequel? Est-ce celui de la précédente Chambre? Nous :ittendoi1svos explications. Et sur les mines? Je vous rappelais tout à l'heure cc qui vient de se p:iss:!t d:ins le Nord et le Pas-de-Calais. Vous n'espérez pas, je pense, que le conflir soit définitivement terminé et ne puisse pas renaître! Est-ce que vous n':wez rien 11 nous dire sur la législation minière? Je veux vous montrer cependant qu'il est indispensable que vous vous en préoccupiez. Voici cc que j'ai trouvé hier soir dam un journal qui n'est pas le journal des ouvriers mineurs: c'est le journ:il le Temps. (Exclam:itions.) Voici cette citation elle est tres courte: « Notre correspondant de Lens nous ttilégraphie : « Hier mercredi, ont commencé dans toutes les .:ompagnics du b:issin du
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==