LA REVUESOCIALISLE Par habitude autant que par instinct physiologique, vous demeurerez un contemplatif. Mais, je vous l'ai dit naguère : le rève est de l'action en puissance. Il faut à notre humanité positive des rêveurs tels que vous. C'est en eux que s'entretient cette flamme d'idéal dont une philosophie vraiment scientifique fera le couronnement de son œuvre. Nous étions des animaux, nous sommes à présent des hommes, nous deviendrons des dieux, mais il restera toujours en nous de l'animal. Allez rêver à cela, mon an-:i, moi j'y vais travailler. - FERRALS. Eugène FouRNIÈRE. FIN DÉDICACE DE L' « AME DE DEMAIN » A P ... G... Pourquoi, mon cher ami, pensais-Je davantage à vous, à mesure que s'approchait de son terme cette tâche entreprise avec la fougue imprudemment joyeuse d'un esprit sLÎr de se satisfaire enfin, continuée avec peine dans les rares et trop espacés loisirs d'une existence errante et remplie de besognes actives, achevée avec soulagement et presque autant par amour-propre que par nécessité de me débarrasser de leur obsession en donnant une forme à mes pensées? Comment, pa-rti en guerre contre les évocateurs du rêve d'hier, douteurs des réalités d'aujourd'hui et surtout de demain, en suis-je venu à vous offrir, à vous, mystique et dilettante, artiste de l'art pur, ces pages qui heurteront parfois rudement vos plus intimes sentiments? Vous m'avez donné votre amitié, qui m'a été d'une grande douceur. Et la mienne, plus turbulente, peut-être plus égoïste, vous tire pour la seconde fois de la quiétude où se complait votre sagesse. Ce n'était pas assez pour moi de vous arracher trois longs mois d'un repos aussi nécessaire à votre !:anté qu'à l'essor de votre harmonieuse rêverie, pour vous contraindre à des travaux où l'amitié seule vous engageait et vous entraîner dans une bagarre, où se rompirent des relations pré- .ci~us~s pour vous, puis de vous laisser, seul et songeur, mais debout,
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