LA VIE ET LA PENSÉE ouvrage: l'Activitif 111entale t les élé111cntdse l'esprit, les modes et mécanismes principaux de ces associations. La tendance des états psychologiques à se coordonner suivant une certaine direction et à produire une sorte de cohérence interne existe surtout chez les ètres en voie de pro- _grès. On observe une tendance eontraire chez les êtres en régression. N'est-ce pas là une manière un peu différente d'exprimer l'idée fondamentale de la philosophie du Dr Pioger ? Cohérence, coordination. systématisation croissante répondent bien à l"idée essentielle de solidarité. Le solidarisme psychologique croît aYec le degré d'avancement de l'évolution psychologique. La complexité des fonctions est corrélative de leur solidarité. La solidarité fonctionnelle résulte de la solidarité organique et cérébrale, c'est-à-dire d'une solidarité acquise par l'adaptation au milieu et transmise héréditairement. Les faits intellectuels paraissent également n'ètre que les cas complexes de la loi générale du mouvement. Car tout acte conscient résulte d'une impression venue du monde extérieur, laquelle produit en nous une vibration particulière, c'est-à-dire un mouvement. Le choc mécanique, origine de toutes nos sensations puisque toutes les forces de la nature qui peuvent agir sur nous se réduisent à des questions de mouvement, revêt des formes différentes, est perçu différemment suivant les effets qu'il produit « suivant que notre sensibilité situe ses « effèts soit à leur origine extérieure sous la forme de perception sen- << sorielle soit à leur répercussion interne, subjective, sous la forme de ,< sensation consciente, d'idée, de jugement >>. Cette vigoureuse analyse de la pensée, dont nous craignons bien de n'avoir donné à nos lecteurs qu'une idée imparfaite, termine la partie analytique de l'ouvrage. Dans la seconde partie, l'auteur, s'appuyant sur les données et les résultats de l'analyse, essaye une reconstitution synthétique du monde organique comme il l'avait fait dans son premier volume pour le monde physique. L'auteur est ainsi amené à traiter le gros problème de l'origi11ede la vie, et à rappeler, à cc sujet. une série d'expériences fort remarquables et de nature à jeter quelque clarté sur ce mystérieux problème. Il insiste, avec raison, pour ne pôs laisser confondre le problème de la génération spontanée avec celui de la genèse par évolution, que les données convergentes de toutes les sciences nous obligent à admettre sous peine d'être amenés à rejeter en bloc la science toute entière. La conclusion générale qui ressort de l'ouvrage c'est que, dans le domaine de nos pe:-ceptions et de nos sensations, c'est-à-dire du connaissable et de l'expérimental, on peut ramener tous les phénomènes existants à quelques lois générales. En effet, nous avons vu que tout se tient dans les choses : le monde mental et intellectuel se résout en dernière analyse, en une série de phénomènes biologiques, le biologique lui-même n'est qu'un cas plus complexe du jeu des forces phy-
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