LA REVUE SOCIALISTE encore atteint son complet développement, qu'il est utile, par des exercices de gymnastique sagement gradués, d'augmenter sa force, son agilité. sa résistance aux fatigues. C'est pendant les deux dernières années de cette période que nous ferions acquérir aux futures recrues l'aptitude au tir et à l'équitation, l'habitude des évolutions en groupe d'effectif restreint à la force d'une escouade. Toute cette partie de l'instruction p:)Urrait se donner au sein mème du canton ( 1) sans distraire la jeunesse de son travail ou de ses études plus d'une ou deux demijournées p1r semaine. Le séjour au régiment n'aurait d'autre objet que d'apprendre aux soldats à coopérer en grouRes nom::ireux. à manœuvrer dans toutes les circonstances qui se renco:itre:it à la guerre. à se plier à toutes les nécessités du service e:1 cam;1agne. E:1 un nnt le programme y comportera tout ce qu'il comprend à l'heure actuelle, sauf l'école du soldat qui serait acquise à la suite de l'instruction cantonale. On conçoit que, dans ces conditions la durée du service pourrait être réduite à la limite d'une année imposée, quant à présent, par la nécessité d'avoir à toute époque un effectif prêt à résister à une agression inopinée. Temporairement, jusqu'à complète organisation de l'instruction cantonale, Îa durée du service serait fixée à dix-huit mois. Et ces dixhuit mois ne seraient pas insuffisants à la formation d'un soldat, nous ap;-,orterons à l'appui de notre dire des exemples empruntés aux règlements en usage depuis 1870. Tout d'abord nous alleguerons le volontariat d'un an qui, supprimé (en apparence du moins) en France existe encore en Allemagne; les volontaires, après une seule année d'instruction, étaient jugés aptes à faire non seulement de bons soldats, m1is encore des sous-officiers et même des officiers de réserve. On nous objectera, il est vrai, qu'il s'agissait de jeunes gens instruits en supposant; ce qui n'est nullement prouvé, que la possession d'un diplôme universitaire soit une garantie de l'aptitude à l'état militaire, nous répondrons toutefois qu'il existe un nombre d'hommes assez considérable qui, après un an et parfois moins, sont considérés co:11me suffisamment instruits, puisqu'ils serviront comme réservistes au même titre que les autres, sans que rien fasse connaitre à ceux qui les emploiro:-it la faible durée de leur service effé!ctif. « Tels individus sont comptés comme soldats et renvoyés dans leurs foyers en qu:liité de réservistes instruits qui, pendant leur séjour sous les drapeaux n'ont que peu ou point d'instruction militaire. lis ont passé le plus clair de leur temps à l'atelier du maitre tailleur ou à celui du maitre bottier», (1). ( 1) A cc point de vue, comme à beaucoup d'autres, la commune actuelle nous parait en genéral un groupe buucoup trop restreint pour être un foyer vivJcc d'~ctivite sociale. (9) G. L. M. - le sous-officier et les cadres su~,allerncs, p. 89.
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