LA REVUE SOCIALISTE Pend;1nt les jours qui suivirent la mort de Malon, le Counier de la Presse nous inonda littéralement de marques de sympathies venant de tous les points de l'Europe. L'on nous dispensera de leur énumération, car il faudrait citer la plupart des journaux étrangers, et tous les journaux français de Paris et des départements. Q.1'ils reçoivent ici collectivement l'expression de nos compliments reconnaissants pour l'éloge respectueux que tous, sans distinction de nuances politiques, ils ont consacré à la mémoire de notre maitre. Mention spéciale doit cependant être faite, ne serait-ce que pour attester l'union socialiste, de la j11sficc, de l' !11tra11sigca,,t, de la Petite Rép11bliq1f1rcançaise, du Parti Ouvrier, du Parti Socialiste, du Prolétaire, du Socialiste et du Pel!ple, de Lyon. Nous donnerons d'abord ci-dessous, sous forme de mosaïque de phrases empruntées, le type des biographies qui furent plus ou moins -complètement publiées par les journaux. A chaque lendemain d'élection les journ:.llistes volontiers s'occupent de dresser des statistiques, compar::rnt l'Assemblée nouvelle avec ses devanciercs, recherchant combien de politiques nouveaux le Jernier scrutin a fait éclore, corn bien d'anciens ont disparu, ou morts, ou retirés de la vie politique, ou pris en désaffection par le suffrage universel. De ces r:1.pprochements il peut surgir parfois d'utiles enseignements. li résulte toujours, au moins, une paraphr:1.se de ce éJVfi!mmto mori que J"homme, créature si fragile, doit avoir sans cesse dans la pensée. Des représentants furent élus le 8 février 1871 pour tr:iitcr de la paix ou de la guerre, et formercnt cc que l'histoire a appelé l'Assemblée du jour de malheur. Paris, ce jour là, élut quarante-trois députés. Combien peu il en reste, aujourd'hui, de ceux-là! A Victor Hugo, le monde a fait d'inoubliables funérailles. La France, en deuil, a suivi le cercueil de Gambetta. Louis Blanc, Garibaldi, Edgard Qyinet_ sont morts. - Je suis maintenant \·ordre indiqué alors p:1r les votes populaiïes, - Henri Rochefort est en exil. L'amiral Saisset est mort. Delescluze s'est fait tuer sur la barricade du Château d'Eau, Joigneaux et Schœcher sont sénateurs. Félix Pyat, Henri Martin, l'amiral Pothuau Gambon, sont morts. Edouard Loc- ' kroy vient d'être réélu député de Paris. Dorian est mort, Ranc est sénateur de la Seine. Henri Brisson est l'inamovible député du 10• arrondissement. Thiers, Sauvage, Martin Bernard, Marc Dufraisse, Greppo sont morts. Frébault a encore une fois, le 3 de cc mois, battu la réaction dans le 7° arrondissement. Clémenceau et Floqu::t sont en cc moment victimes d'erreurs politiques que devra rép:1rer bientôt le suffrage universel. Vacherot, Jean Brunet, Cournet, sont morts. Tolain, comme Ranc, est sénateur de la Seine. Littré, Jules Favre, Arnaud (de l'Ariège), sont morts. Apres avoir été longtemps sénateur, Léon Say est redevenu dJputé. Ledru-Rollin est mort. Tirard est sénateur :1 vie, comme
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