La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

knces. et le~ conditions extérieures de leur bicn-ètrc. Ceux-ci 1urknt dé la question morale,· ceux-là. de la question du n:ntr~. sans ,·oir que ce ne sont là que les deux parties intimement liees. étroit~ment unies dans leur vie même. de l'unique et grand problème social: ils se croient des adversaires. ils sont des collaborateurs: leur but \.!Stle même, bien quïb cherchent à l'atteindre par des routes différentes: la marche de l'humanité vers le mieu .x. être. le progrès. c'est-à-dire la justice. Voilà pourquoi, au même titre que K. Marx. M. Ziegler. bien quïl s'en défende. mérite d'être appelé socialiste." li fait du socialisme. le progressiste qui travaille et combat pour la liberté. sous quelque forme politique ou sociale qu'dle se présente. car le socialisme tend à délivrer l'être humain. noblement soumis au devoir moral et social. de toute servitude. de tout arbitraire" ( 1). Maintenant si, sans s·arrêter au titre de son livre ,on ne demande à M. Zi~~lcr qu'un exposé clair. consciencieux. complet. un e">:amen attentif, une analyse précise. en mème temps qu'une haute c.!t généreuse solution de la question morale. on est frappé de la magistrale façon dont il s'est acquitté d'une tâche à la fois aussi lourde et aussi délicate. Apres avoir analysé" cette conception mécanique du monde qui est lïmii\ idualisme libcral "apres en avoir tlétri l'égo·1srne et amir justitié les revendications populaires quïl suscite, l'auteur affirme la pressante néce-;site de" transformer l'esprit individualiste en esprit social."" Les actÎ\'Îtl!s humaines, dit-il. dirigées jusquïci dans un sens exclusiHment cgoistl' ont pour destination veritable le bien de l'ensemble. par conséquent. les intérèts généraux et collectifs doivent primer les intérêts individuels. ,, Puis examinant dans ses détails. d'apres les théories socialistes. la société probable de demain. il traite. chemin faisant, les plus délicats problèmes de la morale sociale. remplaçant toujours. dans le monde futur, par le sentiment du de\'oir. l'esprit social. lïntért!t individuel. l'égoisme actuel. li examine les divers moyens proposés pour amener pacifiquement le règ-ne de la solidarité et de b justice : associations coopérafives, participation aux bénéfices etc.: il expose dans un chapitre, à notre avis le meilleur de son livre. la question de la famille, celle de la femme et de son émancipation. Nous regrettons de ne pom·oir citer tout au long les belles pages si fermes. si hautement morales, que M. Ziéglcr a 6crites sur ce sujet. celles aussi où il s·occupe de l'antisémitisme. • Notre ràle doit se borner à signaler à nos lecteurs un livre généreux et sincère. dont le défaut est surtout un titre un peu ambitieux. dont la grandeur est d'ètre tout entier inspiré par les nobles idées de la morale sociale. Paul LAGARDE. Contes pour la jeunesse. - Semaill,·s, par Emile Odin, précédJ de <c Q!.1elqucs mots», par Eugène Chatelain. « Avant-propos», par Jc:rn Allemane. Paris, Imprimerie J. Allemane, ::; 1, rue Saint-Sauveur. 1 01. - Prix : 3 francs. Smwillcs. - Le simple et beau titre! Une poignée de très humbles contes pour les petits, de fraiches hi:,toriettes toutes pleines d'oiseaux, de tleurs et d'enfants, quelques récits ingénus où parlent des hirondelles, bonnes autant que gracieusl..S, où un grave poisson rouge conte au long ( 1) Bc:ioit Malon. Socialisme Intégral, tome 11 page 44.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==