LA REVUE SOCIAUSTë s ·:i!c p~rm~t d~jà au bacille du ch()léra la formation et la dissociation d'aèide nitrique dans lïntestin, tandis qu'à l'absorption:d'eau contenant d~s nitrates il faut ajouter celle des aliments .:ontenant des carbures p:)Ltr rendre poss: ble le mème empoisonnement. Un homme p2ut donc avec ses excréments rejeter une énorme quantite de bJcilles. sans avoir le choléra. C'est le cas s'il absorbe des alirnènts (la viande) libres de carbures, même si l'eau qu'il boit est ri.:he en nitrates. D'autre part. on peut trouver dans ces faits l'explication nouve\:e de \'explo:,ion de \·iolentes épidémies dans un groupe de personne::, soumises a.1 m~rne régime. comme en 18ï3, dans \'asile d'aliénés de N:etleben. L'impossibilité de s'opposer cornpldernent au transport ~les bacilles du chokra est reconnue Jei,uis longtemps. On peut donc admettre que pendant l'épidémie. les bacilles ont passé par exemple de Munich ~t Lanfen ou de H,nnbo ..1rg à ïetleben: le choléra n'aurait cependant éclat-: :rn,si lo,1gtemps que la nourriture des pensionnaires ou prisonniers était libre de nitrates. Q\.1and l'eau fut ~\lors souillée par des nitrates ou qu:rnd 11 1 o 1rriture en contint une trop grande quantité (par exemple quand on mangea l..,e:i.ucoupde betteraves) il devait éclater une cpidémie comparable à 'un empoisonnement général des hospitalisés soumis au mème régime. 1 .'explication est-elle exacte dans tous les cas? Nous ne pou,·ons le v~rifier en ce moment. Mais il est certain. tout au moins, que 1 ·11~(l'ctiv11 de /,1 11J11rrit11ïc et de la boisso11par des 111îmfc·sji.'l!f frm:oq11er 1111c épidéw:c de cbolém. On ,:oit quelle importance a ce r~sultat pour l'alimentation populaire. " Il est remarquable à ce point de nie. disent lès auteurs de l'article, de constater que la population pauvre des \'illcs, réduite i une alimentation surtout végétale. fournit toute.~ ou presque toutes les victimes du choléra. L'influence de la nourriture est pour celte épidémie bien plus irnml!diate que pour toute autre. De plus. la nourriture végétarienn<! des pJuvres dans les Yilles n·est pas seule•n~nt riche en nitrat~s: elle rend possible en mème temps la formation d'acides par l'action des bacilles sur les carbures, ce qui permet la dissociation de l'acide nitrique et SO!l action délétère sur les tissus, ~- Les mèmcs auteurs avaient récemment démontré qu'une bonne alimentation est la meilleure arme et la plus naturelle contre les bactéries pJthogèncs, c'est-à-dire contre les maladies infectieuses ; ce nou\'eau travail nous prou\'e qu'une nourriture riche en viande est le meilleur moyen préventif contre le choléra, au point _de rendre réfractaire. Nous ne parlerons pas de l'importance de ces découvertes pour le traitemeilt du choléra; mais on en sent toute la gravité dès qu'il s'agit de mesur~s pr~vcntives. L'expérience a ici précédé les découvertes de~;
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