LA REVUE SOCIALISTE Vo1:s ;i·✓cl. un plus grand role 11remplir. Dites l:1 loi, avertissez les incuplés, failes-leur savoir si b loi de 1884 leur permet de vivre s:ins se soumettre à ces r~gles, et quand vous aurez proclamé l'ordre de la loi, vous aurez fait votre devoir et tout votre devoir. Vous n'irez pas au delii. Vous ne commettrez pas un acte dangereux pour la paix sociale, 11 l'heure troublec où nous sommes, OLI les esprits sont surexcités, je supplie l:t justice de rester dans son domaine; ne dépassez pas les bornes naturelle" et légitimes de votre ministère. Cette dissolution n'est justifiée par rien. Cette peine qui vous est demant.ée serait Ln dehors de toute proportion avec le délit; n.:!prenez pas une mesure qui peul jeter le trouble dans tous les syndicats, si votre jugement est cc qu'il doit ètre, sïl dit simplement l:t loi, demain, l~s syndiqués et ceux qui eur "ont dévoués pourront se réunir d voir cc qu'ils auront :1 fair.:, demain ib pourront donner des conseils de sagesse et de calme, ne nous en empèchcz pas. En irritant les colères vous désarmeriez ceux qui veulent comme nous que la classe ouvrière suive pacifiquement sa route vers le progrès. ». Le Jucrn~NT ... Attendu, en fait, que de nombreuses associations ouvrières se présentèrent à la Bourse du travail nouvellement inaugurée place du Ch:\teau-d'Eau, confortablement installée et largement subventionnée par le conseil municipal; (h1'elles furent d'abord acceptées sans que les pouvoirs publics intervinssent pour exiger d'elles la justification de l'accompl issemcn t dès forma] i tés légales; mais que, bientot après, d-!s abus se produisirent si nombreux et si compromettants pour le maintien de l'ordre, que l'autorité supùieure dut agir pour les faire cesser et rappeler les contrevenants :1 la stricte observation des lois; S11r le pre111ier cbrf de l'accusa tio11 ... Attendu que les prévenus n'ont jamais fait la déclaration exigée par la loi; que mis en demeure de s'y conformer, ils s'y sont refusés et que presque tou s'unissent pour déclarer qu'ils n'ont à faire ;1 l'autorité compétente ni le dépôt de leurs statuts ni cdui des noms des administrateurs de leurs syndicats; ~1e vainement ils prétendwt invoquer pour excuse cette circonstance que, mis ofticiellement en possession de la Bourse du travail par les pouvoirs publics, ils se sont crus dispensés de l'obligation de faire aucune déclaration légale; qu'ils méconnaissent ainsi les dispositions légales de la loi ... Snr le scco11d cbcl de la prévc11!ion : Attendu qu~ l'article :; de la loi du 21 mars 1884 dispose que le.; unions de syndicats professionnels devront faire connaitre, conformément au deuxièmot paragraphe de l'article 4 les noms des syndicats qui les composent; (hie vainement le second groupe des prévenus, DStré et consorts, soutiennent que le comité général et la co;nmissio,1 ex~cutive dont ils faisaient tou~ partie ne constituaient p:is, au sens propre des mots, une union des syndicats; (h1ïls soutiennent à tort QU;! le Comité général composé de la réunion des membres délégués par chaque syndicat n'était pas une union de synd:c1ts mais une co:11mission purem~nl administrative, uniquemi::nt app~lée ;1 s'occuper
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