LA REVUE SOCIALISTE sio:1, c\:st-:1-dire l'impôt :ijourné et :icwmulé sur lès rc:1t~s, '.1 dégrever b terré qui, pendant une longue périoJe. a supporté des impôts très lourds tandis que 1.1 rente n'en support:iit pas. J~ sais bien, monsieur le r:ipporteur génér:il, que: vous me dit~s que b terre ne supporte p:is des i111rô!s hien lourds. (lnkrruplions). Per111ettcz-111odie vous réponJre que surtout dans les p~rio.les de crises :?gricoles qu'a traversées notre p:iys. avec l'inégalité de rép:irtition de notrè impôt foncier, il y :i d'innombrables domaines pour lesquels plus d'un quart ou d'w1 tiers du revenu est :ibsorbé par l'impôt. Et,vous le pensez bien.ce ne sont pas les charges qui pèsent sur b gr:111dc proi1;·iité qui 111.p::réoci:upc; je vous en donner:ii b raison et 1:i preuve. C..: ,;ont ..:e'.lesl:e J;i petite p;·opri~t~ qui. ;t l'heure aduelle, est :iccablée par le fisc et par l'impôt. « li y ;i un tr~s grand nombre de propriét:iires, de petits culti\'ateurs, tra- << v:iill::nt leur dom:iine de leurs mains e'. de celles de leur famille et qui p:iient « l'impôt pour des domaines que bien souvent ils ne possèdent pas et dont « ils ne sont que les propriétaires apparents. Le paysan, c'est chose tradition- ,< nelle. a la passion de la terre et il est loin d'avoir toujours les ressources u nécessaires pour pouvoir l'acquérir. '> 11 est obligé de servir des intérds pour l'emprunt :iu moyen duquel il :1 :igrandi son domaine, de telle sorte que beaucoup de propriétaires cultivateurs, en m.:me temps qu'ils servent des intérêts pour l'emprunt, sont obligés de payer des impôts relativement considér:ibles pour ces domaines dont ils ne sont pas propriétaires .::ffedifs. « (Très bien ! très bien!) » Et savez-vous, messieurs, ce qui arrive, au moins dans nos p:iys de petite propriété? Le père m.::urt, laissant son domaine qui suffisait :1 une famille, à deux ou trois enfants. M:iis trois familles ne pouvant pas vivre ~ur le mèmc domaine, l'ainé se charge de toute la terre. Le voiHt obligé de désintéresser ses frères, et, pour cela, il emprunte. Il y a E1une nouvelle source d'c:11prunts :t d:!s taux généralement élevés. M. DE CoLOMBET- . C'est la ruine. M. jAuRi.s. - << En sorte que si vous faisiez une sorte de c:irk ot1, par des « kintcs différentes, ser:iit distingué d:ins l:1petite propridé ce qui app:irtient « en réalité aux propriétaires cultivateurs, aux paysans, et ce qui :ippartient :iu • fisc et aux prdeurs quels qu'ils soient, je suis convaincu que l'étendue de « la petite propriété effective ser:iit singulièrement réduite dans ce pays. n M. le 1apporteur général nous dit: Mais vous voulez donc exonérer 1:i grande propriété qui occupe, en Fr:ince une grande étendue? Oh! messieurs, ce n'est pas moi qui y contredis. Toutes les fois que nom exprimons l'idée qu'un changement social profond est inévitable dans ce p:iys, toutes les fois que nous montrons la conccntr:ition des capitaux dans l'industrie, le développement du machinisme, la substitution de la grande industrie :inonyme 11 la petite industrie patronale et particulière; toutes les fois que nous montrons que ce mouvement des choses aboutit inévitablement à un nouve:iu régime de la propriété du travail, on nous dit: Peut-ètre n'ètes-vous que rèvcurs à moitié. en cc qui touche le régime industriel; mais vous oubliez qu':t côté de cette gr:inde prorriét·.: industrielle et financière qui se constitue,
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