La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA REVUE SOCIALISTE l'équilibre: du budgd e~t désorrn::iis ét::ibli, bisse lui ::ius:,1entrevoir cette con- \·~rsion :1toutes les ligne-; de son projet de budget. Mc rappd:rnt llles souvé!nirs classiques. dont je sors it p;:i11c,jé! me perrndtrai de dire :1 M. k ministré dt>s fin:111cesque b comn1issio11est comnk la C:il::thée de son budget (Rirés): ..:lie :ipp:ir:iit, elk se dérobe. 111:iison l'cntrevoi, toujours derrière les saules pleureurs du défi,it. (?,ou\'è:n:x rires.) M. An;ARD. - Plcureurs est lë mot. .\1. jAL.:RES. - Cc::st pré.:isfo1ent p:irce que vous :J\\~7. fait entrc::r.vousco11111,i~sio11du budget. vous ministre des fin::inces, d:ins votre système d'équilibre budgét::iire définitif, le produit proch::iin de l:1 com-,~rsion; c'est précisément p:m:e que vous avez renoncé dès m::iinkn:rnt '.1équilibrer votre budget r:ir c1·autr<.'smoyens; c'est-:1-dirc p:ir des économi<.'s. que nous avons cl~po~é notre .,mendelllent. Ces économies. nous VOLS h:s indiquerons. ou du moins. c::ir il est un peu t:tnl et l<.'uri11dic:1tion est subordonnée :1 de~ én::ntu:ilitù qu'il ne dépencl p::is ,k moi de foiré n:iitr.::. nous pourrions prendrc l'.::ng:1g-.::lllentde vous lès indiquer. D:ins tous ks cas, j.:: \'OU~ ai entendu profe~ser souve!1t, monsi<.'ur l= rni1li ,tn:. que c'est lorsque b situation budgét:iire est difficile, lorsqué le déficit repar::it d--ns le bu,igc:t -:t ::i!orsqu'il jcvient n~~ess;,ire de cré.:r l!c•; ressou1"c:es11ouvelle~ pour faire face au dévt."!loppcrnent illl:vit:ible des dq'enses pul,liques. - .:ar je ne mt: Lis p::isd'illusion qu'on !'llisse anùcr le pro:;r~s des depen~es publiques. - je suis mèmc de ceux qui pensc:nt que ce progrès 1ncSllll' le progr~s de b (ivilisation elle-mème (Tr~s bien! tr~s bien! sur di ver', b:incs), je vous ::ii enkndu diré sou\·e11t quel '1;.;s:t:iu·1110111enotil app:ir,iit dans l~ budget l:l difficulté dé l'équilibrer, qu'il falbit se préoccuper de re111:111ieltr."s!ysternc fisc:il; que c'est au moment oi.1:ipp:tr:iît J:i 11é.:essitéde dern::ind..:rau p::iy<u. n surcroit de s::icrifi.:cs. que surgit au-csi la 11é,·cssiténon 11:oins impérieuse de mieux rép::irtir ces s::icrifices pour qu':1 mesure que les .:h:ir_;.:ss'aggr:ivent, elles pesent de fa\·on plus équit:ible •;ur l'enscml-lc de~ -:ontribuahlcs. YoiEt pourquoi je trouve extrèmement d:rngereux qu-: vous vous dér0~1iez d':1v~ncc pour ainsi dire, et que vous vous r.::tiricz :1 vous-mèrnes d'av:ince. -:ette he:1reusc nécessité de pourvoir :i l'équilibre des pr0ch::ii11shudgds soit par de profondes écono:nies dont nous vous indiquerons quèlques-unes. soit 111è.r,e p:· une refonte démocratique du syst~me fiscal. C'est parce que l'emploi prématuré qu-: vous faites dé b conversion, :iu profit de l"t:quilibre budgét:iire, vous emp~chera pré~isérnent d'accomplir sous le cou11 dt: la nécessité les réformes né~essaires. que nous demandons. 11ous. 11 b Chambrè de 11cpa<.permettre que le produit dè la conversion soit :ibsorbé lÎa\·ancc :1b besogne commode d'un équilibre qui ne serait fondé que sur elle, et que nous lui dem:111dons dè<. lll:iintenant d'appliquer le boni :1 provenir de b conwrsion au dégrevernent plus urgc11t, plus nécessaire. plus just= - ce que je vais essayer de démontrer - de l'impot sur le principal de l:i propriété 11011bütie. M::iispour qu'il n'y ait pas d'équivoque je dis tout de s~1iteque notre proposition diff~re de celle qui a étJ formulée il y a quelque dix ans p:ir M. Germain et quelques-uns des 111cn1.bredse œ .:entre-gauche auquel je n'app:irtcnai~ pas encore puisque je n'étais p:1s né à la vie politique; mais il y a u:1c sorte ,l'affinité qui 1:1eramène vers lui. (On rit.)

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