LA Rl:VUE SOCIALISTE tionnclle. mais ces corps, à côté de l'initiative et du référendum, n'auraient plus qu'une importance secondaire et subordonnée. Le pouvoir législatif primordial résiderait dès lors dans le peuple et les partis démocratico-socialistes posséderaient dans l' i11itiative un puissant moyen de présenter directement au peuple et de faire valoir leurs postulats. Le peuple aura alors le moyen en mains de briser la domination de classes et de créer des conditions sociales meilleures. Les organisations suisses réunies : Société du Grutil, Fédération des syndicats professionnels, Parti démocratique socialiste, proposent en conséquence : Le Co11grèsintematio:ial ouvrier socialistede 189 1 à Zurich, Considérant, Que la loi est l'intérèt écrit du législateur: Qµe dans la législation c'est \'intérèt de tout le peuple qui doit -ètrc déterminant; Q!.1eles corps représentatifs, selon l'expériei1ce, représentent davantage les capitalistes que les ouvriers et que les lois, en conséquence, -sont faites a l'avantage du capital et au détriment de lac.lasse ouvrière: Ql1e le parlementarisme. partout où il domine sans bornes, conduit à la corruption et à la duperie du peuple; Que c'est seulement par l'intervention directe dans la législation que le peuple acquerra la conscience de sa puissance, condition indispensable à l'affranchissement de la classe ouvrière. Déclare que c'est une condition préliminaire de la suppression de toute domination de classes, que les classes ouvrières interviennent. comme le plus puissant moyen de combat politique, en faveur de la législation directe par le peuple, par laquelle ie peuple exeïcera le droit de proposition pour les lois (initiative) et le droit de votation sur les lois (référendum). , Tout pour le peuple, tout pa;- le peuple'. Zurich, 1N mai 1893. A11110mdes orga11isalio11sus isses : Charles BuRKLI.
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