322 LA REVUE SOCIALISTE Dans u1~.:k: ttre dt! la mu:1icipalitt: d'Oneilk au gouvernement de b République. 0:1 lit: <, Le resped des personnes ::i.été violé envers une fille ck 14 :J.ll!;; cette fille malheureuse, travaillée par b fièvre depuis u:1 mois, couchée d:ins son lit est surprise p::i.run officier et quatre individus .... Les uns après les autres abusent de s:i faiblesse, attentent à son honnenr .... On a pillé les 111:iisons,pris tout ce qui pouvait t:tre emporté ( 1). « Les viol<!nœs, les r::i.pts,les vols commis par les Autrichiens furent con- ~idérables, lit-011dans un m::i.nuscritdu curé Alberghini, tt:moin des évènements. de 179()-1 ]l)ï. Au lieu de poursuivrè les Français, ils pillaient les maisons: deu>. personnes inoffensives fun:nt tut:es par eux.... Les franç:iis recommencent leurs exploits dans notre contrée et, bien que les Autri.:hiens nous aient i1peu près rninés. le 29 juillet, le pillage et la dévastation reprennent de plus helle(2)». « La conquête de la Kabylit:, dit au Sénat. M. Tirman. gouverneur génér:il de l'Algérie. avait ruiné le pays; il 'avait fallu br(tler l:i plupart des villages. couper les arbres. Ceux que nous avions soumis étaient des gens comb111né~ 11 êtres malheureux et :1 l'être pend:int longkrnps » (,). Je Il:! rappellerai que pour mémoire l'incendie de Ba1.eilles et combien ~rautres act'ons sauvages. cruelles, commises par l'ar111éeallemande; Jans lês cit:itions pré.:édentt:s dues :1.ulieutenant Ernm:ir. l'uPe d·elles est notée et a été soulignée par nous. Je ne r.:tppeller.:ti que pour mémoire la réprt:Ssion cruellement sangui11:1irede la Commune p::i.r l'armée de Versailles. Be::n1(oup l'ignorent ou la nient; rna;5 le temps fait son œuvre d bientôt de .:ettc::époque agitée on pourra dresser l'histoire imp:irti:ile. Déj11on peut en avoir une e.\ade conception en lisant le Jo11n1.1/r/'111V1ai11<'lt puh)ié par M. Pierre de Lano et !'Histoire d'l!11 'Tr,·11/,• sou,, de M. Sutter L:iurnann. Je me borner:ii 11citer une phrase de M. Saint-Genest, un conservateur fort admirateur de l':1.nnée: « M. de Galliffet a fait cela comme les fusill:ides de la Commune quand il d1::111geait ,-.1prù-im,emc11/ les 111t111,:ros » (4). Au Tonkin. le génér:il ,le Négrier donne ordre de couper le:, 040 tètes dt:s cadavres chinois de Kep d d'en faire une pyramide; on n'a jamais su pourquoi (;). Au Sou,bn. le colonel Ar.:hinard fait fusillt:r les pri::.onniers apres la prise d-! Nioro. Une prime est accordée aux indigènes pour ch:ique t0te de soldat tk l'armé(, ennemie quïls apporteraient (o). En mai 1891, dans h Basse-Casamance, le lieutt:nant-colonel Lcf~vre est envoyé pOL!" brûler le vill::ge de Séliki afin de venger un 1;1eurtre (Ornmis en :886. L'ad111inistratcur fran\·ais de la région proteste. attendu que le meurtre a été vengé plusieurs foi,, c'est-:1-dire que le vill:ige a été plusieurs fois brCtlé ( 1) Trolard. L. C. p. (o. tf apres les archives n:itionall·~ (2) Trolard. p. 30-31. /)c '7?.i-.:0/1 , Marrn,1;0. ( 3) Hamon. L. C., annce t 891, p. S-1. (4) Hamon. L. C., an nec 1891, p. ,.p 3. (5) Harmant. - La i·,n!i sur /,1 relra1/c de Ln11g-So:1, p. 9-1· - Cc nom est le pseudonyme d'un capitaine. (6) Hamon. L. C., anncc !891, p. 218.
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