r\1o:·_;!Htt1ï.:il.!:,1~:1t, il n\ a plu.; pl.ic..: po~1r l.!s qu.!stions ~1 !"ordre du Jour. On est réduit à lèur imposer la ration congru::!. A chacun.:: une heur<! et d~rnie. p'.ls une minute d~ plu.,. D.ésorrna·s c·e.,t k pàe Coupe-Toujours qui pr~side aux déb.lts. En pleine chakui de discussion. la cloche r~tentit. Cètte clo.:he extraordinaire qu'un Anglais a app:)rtée de Londres. Ellè dit : " L'heure et demie est écoulée. Il faut passer a,1 \·ote. ,, Une heure et demie pour régler le proccdé qui doit mettre fin à la guerre entre nations! Les Allemands alTiment. par l'organe de Piekhanoff (Russie) qu-.: la destruction du régime capit:iliste est le seul remède connu jusqu'à ce _jour. Je SL,isassez de cet ,wis. Mes collègues français pensent quïl existe un autre moyen : mais ils ne l'indiquent pas. Les Hollandais reprennent la thèse de la grè\'e militaire: mais ils négligent de nous exposer k plan de conduite préparatoire à u:1e réalisation aussi grave. j'avais une déclaration à faire au nom d'une partie de la délégatio:1 française: m.iis tous mes efforts sont \·ains. La confusion devient telle que le citoyen Plekhanoff, rapporteur, montrant le despotisme russe comme le grand danger qui pèse sur l'Europe, et reprochant à la bourgeoisie française d'nvoir abandcnn~ la Pologne. est obligé de descendre de la tribune, hué par les Français qui, au surplus. sont de son a\'iS. Inutile d'ajouter que les conclusions de son rapport sont votées à une très forte majorité. Ce déchainement d'incohérence n'est pas sans raison. Tout se tient. L'état chaotique lui-m~me a ses causes et ses effets. Il est clair que le but du Congrès n'était pas de recueillir des lumières nou\·ellcs. d'apporter quelque nouveau perfectionnement à l'organisation prolétarienne. Cc but avait pu exister primitivement; mais l'assemblËc ln avait été détournée pour servir les intérêts politiques d'un parti. Fidèle à sa tactique -agir par grandes masses - l'Allemagne avait envahi le co·1grès avec la force écrasante de l'avalanche. Il s'agissait pour elle de régler une fois pour toute la querelle des anciens et des jeunes. Tout devait pi\'oter autour de cet intérêt, tout devait lui être subordonné, Bebel a voulu creuser entre les social-démocrates et les dissidents un fos.,é infranchissable, en mettant en opposition le socialisme parlementaire et le socialisme ré\·olutionnaire. D~s lors. la Tonhalle devenait une lice de combattants où l'uniqu~ s0uci étJ.it de saisir I'o.:.::a.,ion de frapper l' adversaire. C'est pourquoi nous avons assisté à une mêlée plutôt qu'à une délibération. C'est pourquoi les questions les plus importantes n'ont soulevé aucun débat. Sur la question du traYail des femmes, plusieurs oratrices ont été entendues, sans soulever la moindre contradiction.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==