LA REVUE SOCIALISTE av-:c des inscriptions appropriées à la circonstance. Au rnilieu, la Société du Gnitli. précédée de ses drapeaux que portent de solides µ;aillards aux gantelets blancs et aux plumes multicolorès. Puis des groupes d'enfants, charmants dans leurs costumes blanc et rouge, des jeunes ftllcs vêtues de blanc et chargées de fleurs: l'une d'elle. cr:\nernent coiffée du bonnet phrygien. porte un drapeau rouge. Enfin voici les délégués. C'est un curieux assemblage des types les plus divers. depuis le prolétaire à la main calleuse jusqu'au bourgeois élégant, depuis le trades-unioniste anglais en tenue de touriste jusqu'au hollandais en habit de clergypman, depuis le blond silésien de longue stature et de rnine sévère jusqu'au napolitain au teint chaud d :1ux cheveux d'ébène. à la taille courte et à la mine é\'eillée. Les Slaves sont richement représentés sinon par le nombre. du moins p;:ir la \'ariété. Nous reconnaissons toutes les notabilités du socialisme intern~1.- tional, d'abord les triumvirs : Liebknecht, Bebel, Singer: puis Domela . 'ieuwenhuis, une tète de Chnst grisonnant: Jean Volders avec sa figure toujours juvénile. Ce profil étrangement énergique. encadré d'une barbe noire, coiffé d'un chapeau à larges bords est celui de Cipriani. Voici encore A,·eling, Smithg, le D1• Adler. Many.Léa Frankel. S. Mendelsohn. Nous faisons conn::tissance a,·ec cles \'isages nouveaux: le hollandais Cornélissen, grand. sec. à la mine d'ascète: Vanden·elde. qui se révdera tout ~t l'heure cornrne orateur de race, de Brouckère. Defnet. rédacteurs du Pmp!e de Bruxelles: Gabro\\'sky (Bulgarie), Balukdz.itch (Serbie); le$ délégués de Ne\v-York, Cahan. de Léon. Sanial: le délégué d'Australie, 5. Sceusa. • Les dames sont nornbreuses: nous retrouvons Mme~Clara Zetkine. qui longtemps habita Paris et qui est déléguée de Stuttgard ; Yan Kowska, rédacteur du journal polonais Walka Klas. Aveling. filie de Karl Marx. On nous montre les citoyennes Kauskv, Véra Zasoulitch, Lux, Eugénie Claceys (belge), Marguerite Irwin. écossaise à l'air fort timide. Adelaïde Dvorak, une ouvrière de Vienne. devenue journaliste, toute jeune. l'espoir de son parti. Nous sommes à la fin du cortège. Pour fermer la marche ,·icnt encore une immense toile, où est dessinée une énorme sauterelle \'erte. image du capitalisme, ravageur de la grande famille ouvri~re. On défile quatre par quatre, militairement et en cadence, la canne. le parapluie ou l'outil sur l'épaule, au milieu d'une foule formant haie de chaque côté, et sans un sergent de ville pour la contenir. Partout sur le passage des <, hoch ! >~ formidables. Après avoir fait Il: tour de la ville et passé par le quai des Alpes. on arrive place de !'École Cantonale où une estrade est dressée sur un
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