ACTIO:\/ DÈCENTl,AUSt.TRICE DU SOCIALIS.\1E De mème que la production capitaliste a fait apparaitre l'exploitation de !"homme par l'homme, sacrifiant les besoins de b collectivité laborieuse et agissante à l'avidité d'une poi3née dïndividus, de mèmc les chefs d'état·n'ont écouté que leur bon p!nisir en face des instincts les plus naturels cks peuples. Les aspirations des races, _li:urs tendances économiques ont éte détournées. expbitées. au profit des intérèts politiques des gouvernants. L'humanité a ét.; !e jouet de personnalités et de classes priYilégiées. Mais le socialisme sonne l'heure de la délinance ! Le bien-ètrc et les facilités d'existence, que la production intensi,·e et mécanique multiplie tous les jours, doi,·ent"cesserd'ètre accaparés par une classe égoïste. rarasite, qui pour d2s intérèts financier risque de mettre l'Europe ù feu tt à sang: le socialisme veut rendre aux Yéritablcs producteurs les moyens si nombreux de produire l'aisance. Les liens de la vie sociale apparaissent alors de la façon la plus naturelle: les productions et les échanges généraux créent les intérèts communs dont !"administration incombe à la fédération mème (celle-ci ét;:!nt aussi étendue que possible et pouYant être une fédération de fédérations): puis viem:ent le.; productions et les échanges particuliers aux régions déterminant les intérêts et !"administration des groupements régionaux: en11n les intéïèts de la commune forment la base des autonomies communales. M. B. Malon dans son grand ouvrage, k Sociolisillc i11t<igra!, a insisté sur les nombreux seïvi-ces publics qui devraient dre laissés à la commune ( 1). Comment b bourgeoisie quali11e-t-ellc le socialisme cfa11toritaire, lui qui précon_ise une pareille décentralisation? Plus les intérèts communs sernnt fixés et organisés d'une façon précise, plus les régions et les communes jouirod de leur lib-:rté et de leur indépendance. Les manifestations variées des races et des peuples pourront d'autant plus aisément se produire qu'elles trouyeront à s'appuyer sur une puissante organisation. Les régions possèderont leurs autonomies dans la fédération ; elles reposeront sur des communes également maîtresses des leurs. Aux états arti11ciels d'aujourd'hui, maintenus grâce à un chauvinisme soigneusement entretenu, aux nationalités factices, fondées dans les tyrannies militaires et les guerres politiques. succèderont les groupements des peuples suiYant leurs affinités, leurs besoins, et jouissant de la faculté de développer leurs aptitudes économiques, intellectuelles, morales. Le Socialisme portera ainsi ses <lerniers coups au despotisme : établie sur les nécessités <le la vie sociale, la Fédératio_n, garantissant les autonomies locales, deviendra de plus en plus la Fédération internationale. GEORGES G1-11sLER. (1) Le Soc:n!ism~ i11t<'gr.,I, t. Il. Des rHor,ncs po,~i~,lcs <·t <les 1:1oycns pr~tiq«c,;, p. y;,.
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