La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA QUESTION SOCIALE DEVANT LES CORPS ELUS M. LEl'R~s1De-1DrUCoNSML.- Lorsque vous nous remplaœrez. nou~ verron~ cela. M. Mn.Lt:RAND- . Je vais vous répondn.:. Je tiens 11être absolument net et clair; l::t Chambre me pardonnera i jc l:1 rdicns trop longtemps sur ce point. (Parlez! parlez!) M. le président du .:onseil me dit que les gouvernements ont le droit d1: tenir un..: autre conduite que celle de kurs prédécesseurs. Assurément, m:1i~ je croyais tenir le. langage d'un homme de gouvernement en :ivançant que quand un gouvernement fait des prom..:sses, 1nèrne :i des ouvriers c'est le devoir du gouvernement qui lui succède de les respeder. Or, vous avez fait le contraire. (Très bien! très bien! à l'extrême g:iuche). M. LEBARONÜEMARÇAY.O- n a fait une loi que tout le monde doit respeckr (Bruit sur les mèmes bancs.) M. MILLERAND.J-e répêtc enrnre une fois que j'ai établi par des pièces que j'ai là que la loi el les règlements ... Au centre. - Ce n'est p:is la mêmc chose! M. M1LL1:RAND .... faits d'accord avec le préfet de la Seine, confirmés par le représentant du Gouvernetllent lui-mème ... M. BR1ENS- . Ce n'est pas la loi! (Bruit.) M. MILLERAND.-Jen·espère évidemment pasconvaincreceuxqui ne vcuknl pas ètre convaincus, mais j'entends. pour le public qui lira .:elle discussion. démontrer que c\:st k Gouv..:rnemcnt qui, par surprise, reven:int sur cc qu'il avait promis et fait promettre. a chassé de la Bourse du travail ceux qu'il y :ivait lui-mème installés. Vous ne pourrez pas le démentir. p:trœ que ce n'est pas moi qui le di , mais bien toutes les délibérations du conseil lllunicipal. votre préfet, les actes ministériels et gouvernementaux. Vous av..:z fait hier, un :1dc d'arbitraire pur et simple, qui n'est justifié par rien. M. I.EPRÉSIDENDTuCONSEIL- . Nous verrons cda. M. MILLERAND.E- t mainknant que la démonstration est faite ... (Dénégations au centre. - Très bien! lrcs bien! à l'extrème gauche). Vous pouvez dire« non» ... (interruptions au centre.) Je ne dénie en aucune façon au ministère le droit de substituer une attitude nouvell.e :\ celle de ses prédécesseurs, pas plus que le droit de dire, aprês que ses prédécesseurs ont déclaré le contraire, qu'il n'y aura plus à la Bourse du travail que des syndicats. M. BRIENS-. C'est la loi ! M. MILLERAN-D. Mais 11011. cc n'est pas l:i loi! (Interruptions et bruit.) M. ANTIDEBOYER-. li y a des gens qui ne veulent pas comprendre. M. MILLERAN-D. Mais je 11.e puis :idmettre que le Gouvernement prenne cette attitude parce que, à cette tribune, un député a proféré des accusations injurieuses contre la Bourse du travail, et que, dans un journal du matin, qui obéit aux inspirations que vous savez ... M. LEPRÉSIDENDTUCONSEIi-.. Pas les miennes.

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