LA REVUE SOCIALISTE M. 1.EPRINCE DE UoN, ironiquement. - Les jésuites! les congrégations! M. JouRDE.- Ceux qui sii:gentau banc du Gouvernement ne sont que des vice-ministres. M. HENRBI R1ssou.- Oh! je crois. pour ma part, 11 de bien autres directeur~ que ceux auxquels vous faites allusion en ce moment; et je n'::ijouterai qu'un mot, conclu:rnt à peu prcs dans le même sens que le faisait il y a une heure mon ami M. Tony Révillon. Monsieur Je president du conseil. l'histoire nous offre bien des types de la politique de résistance. Elle nous a transmis les 1r0ms d'hommes illustres tels que M. Guizot, ou de personnages médiocres tels que le prince de J)olign::ic; mais d'eux, on a pu dire que, s'ils servaient trop ardemment les passions de leur roi, du moins ils les partageaient. Je voudrais pour vous que vous n'offriez pas :i l'histoire un troisième type : celui de ministres qui, d::tns !a cr:iinte de voir accomplir par d'autre~ des répressions inutiles, les accompliraient à l'aide d'instruments dont ils ne sont pas les maîtres (Vifs applaudissements à l'extrême gauche. - Bruit· au centre) et sans le vouloir, sans s'en douter peut-ètre, - je suis tout prêt à le reconnaitre à leur décharge, - auraient ::iiguisé et tendu pour les coups d'Etat l'épée de la réaction. (Applaudissements vifs et répétés sur divers barics i1 gaucl1e.) Sur divers bancs. - A deux heures! Sur d'::iutres bancs. - La dot ure! La haute autorité morale dont jouit M. Brisson donne à S=S affirmations et son appréciation une Yaleur qui sufftra pour éclairer les honnêtes gens. La question de la fermeture de la Bourse du travail a donné lieu à un débat très remarquable et très complet. Nous ne saurions, faute de place, donner un compte-rendu de tous les discours qui ont été prononcés à cette occasion. Nous croyons cependant devoir intéresser nos lecteurs en reproduisant ci-dessous l'argumentation s1 forte de Millerand: M. M1LI.ERA~-D. M. le président du conseil a apporté i1 la tribune l'::iffirm:ltion que s'il avait pris contre la Bourse du travail la mesure que nous lui reprochons, c'était pour faire respecter la loi. Je dem::inde à la Chambre la permission d'établir en deux mots, non p::ts par des phrases, mais par des faits et des textes, que dans cette affaire. l'il!égal.ité n'est pas du côté de la Bourse du tr:ivail, mais du coté du Gouvernement. (Exclamations au centre. - Très bien! très bien! sur divers bancs à gauche.) Le Gouvernement sou tient que la loi de 1884 sur les syndicats professionnels est une loi à laquelle aucune association ouvrière ne peut se dérober. M. EucÈNEGufa1N,garde des sceaux, ministre de la justice. - Je n'ai jamais dit cela. M. MILLERAN-D.Alors i 1 est bien en tendu qu'une association ou vrii:re peut se constituer en dehors de la loi de 1884?
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