LA QUESTION SOCIALE DEVANT LES CORPS ELUS M. u- PR[SIDl:.NDTUC0Ns1,:L-, Je verrai M. Valude. M. H1:.NRBIRISSON- . Et alors clc m'<:n r::conkr plusieurs, entre autres celui dont vous avez peut-drc lu le récit dans quelques journ:tux. mais sur lequel j'étais demeuré complètement incrédule jusqu':1 ce qu'il m'ctit été r:iconté par un témoin occulaire. M. Yalude était dans une maison qui fait. je crois. le coin de la rue de Rennes et de la pl:lce Saint-Germain-des-Prés. Vous savez qu'il y a sur cette place trois bureaux d'omnibus; deux avaient été fermés gr:ice à la prudence des conducteurs; un· seul restait ouvert; aucune bagarre sur la place. Survient une averse. Une série de passants, hommes et femmes, se réfugient dans cc bureau. Arrive une brigade; et, sans aucune esp~.:e de provocation partie de cc bureau d'omnibus, cette brigade entre. dégaine, fait vider le poste en frappant à coups de poing, à coup de pied. 11coups de s:ibrc les hommes et les femmes. (Mouvement). M. CALVHINA(Cet plusieurs membres). - C'est odieux! M. JAURÈS-. Et pendant ce temps on expulse les ouvriers. M. DUCOUDRA-Y. Et les agents laissent incendier les kiosques et les omnibus sans intervenir! (Bruit). M. HLNRBI RISSON.-M. Valucle me dit: « Mais que venez-vous faire ici?» j'entends, lui répondis-je. savoir au juste ce qu'il s'est passé à !'Hôtel-Dieu. j'y connais un interne, je désire l'interroger. - Voulez-vous, ajouta-t-il, que je vous présente au docteur Villejean? - Q1'à cela ne tienne! » Et il me présente au docteur Villejean. (Brùit au centre). (Voix nombreuses à gauche. Parlez! Parlez! M.HENRIBRISSON- . J'ai clone vu M. le docteur Villcjcan, professeur /1 la faculté de médecine, pharma.:ien en chef de !'Hotel-Dieu; j'ai vu plusieurs internes; nous avons causé; je les ai priés de s'expliquer longuement sur les faits.Je suis monté à la fameuse fenêtre. qui donne non pas sur la Seine, comme toutes les autres fenêtres de l'Hotcl-Dieu, mais, au contraire, sur la rue de la Cité. M. LEPRÉSIDENDTu C0Ns1:.1-1.. Je l'ai dit. M. HENRBI RISSONO.n aperçoit de cette fenètre le porche d'entrée de la préf.:.:turè d= poli.:e et l'on peut voir ce qui se passe sous la vo(1te. Deux internes s'y trouvaient au moment oü fut faite une arrestation, et ils virent de leurs yeux ce qu'ils m'ont rapporté (Nouvelles rumeurs au centre. - Vives réclam::itions à l'extrême-gauche). M. JAURÈS-. C'est un scandale. M. HENRBI RISSON- . Au moment de l'arrestation et t::int que la personn.: :irrètée fut sur la place ou dans la rue de Cité, les agents ne lui portèrent aucun coup; mais au moment oü elle entrait sous le porche de la préfecture de police, les internes la virent bousculer, frapper à coups de pied et à coups de poing, par trente ou quar:inte sergents de ville. (Mouvement). Voilà le passage à tabac pris sur le fait par des témoins dignes de foi. L'un des internes, indigné, s'écria: Arrêtez! Arrêtez! Mais il ne fit entendre aucun sifflet. M.Louis JOURDAN- . Les internes ont bien fait de protester contre cet atten14
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