La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

LA QUESTION SOCIALE DE\·A~T LES C0i~F3 1·.LUS 2'Jj Tout ;1 rheure, 111011ho11or:1hle :imi M. Dreyfus - qui.je respér.1i~. m'aurait dispensé de monter i1 la tribune. n'a p:is i.:ru devoir y produir<! des dossiers et des doo.:u111e11dtsont je le i.:roy:iis porteur. Evidemment il a o.:r:iintde fatiguer l:i Ch:1111brcpar des réo.:its et par des dét:iils. Je o.:omprends son hésit:1tio11; je redoute moi-m.:me de vous importuner. j'estime, tout..:fois. que, dans o.:éltcque5tion si gr:ive. dont s'émeut. - o.:ro_vcbziw, messieurs. que m:1 p:irole est sin..:èr~ - dont s'émeut en cc moment l':1ris. dont il s·,:mcul tr,:s !><.:rieusement.:1s:ivoir b ..:enduite de l:1 poli..:e (Tr.:s bien! tr~·sbien! :i gauo.:hc et '.1l'extrème gauche). ses excès, la fa\·on dont elle p:1r:1itéo.:happer 11sc:schefs ou. tout au moins. au Gouvernernc:nt, je pense, dis-je. que les faits. et ks faits seulement, peuvent éd::iirer la Chambre. Je n'en voudrais. pour ma part. r:ipre!er que deux. dont j'ai été le témoin personnel. Mais si la Ch:imbre pensait qu'elle 11·:1pas :1 entrer d:ins ..:et ordre d'information$ et d':ipprci-:iation (Si! si!) Je suis tout prèt :1des ·endr~ de la tribune (Non! 1101!1- P:irlez !) i.:ar il v:1 lui ~embler. après i:i h:iute o.:ontrovers! de droit qu'e!!e vient d'entendre, que je l::i r:1111e11beien terre :1 terre. (Parla!) Av:int-hier matin. jeudi. j'e11te11d:1isdire ,1u·:1pn:sune bag:irre ... M. u, M1N1srn1d:e.s tïNAisCLS-. j'entend:iis dire! M. Hum BRISSO.N....:_Oui. monsieur 1~Ministre! Mnis dans un moment je ne me servirai plu~ dc cette expression; je ne dirai plus: « j'cnknd:iis dire'>, j,: dirai : <, j'ai vu et entendu"· J'enknd:iis dire que des bkssés :1v:1ie11étté soignés dans une pharn1:1,ie de 11101v1oisinage. Je m·_v rendis. M:iis. i.:omme j'ainll' :1avoir des témoins, av:rnt de faire cette dema1ch<! j':illni prcndr<! u:1 de mes vo;sins, membre du o.:onseil supérieur des colonies. chevalier de l:t L~gion dï1011neur. 1110léo, .:011111m1oei. :t trnks le~ œuvres s:ol:tircs. d':1ssist;1n,e et de ..:h:irik de Lt m:iirie du dixicmc arr 111di~seme11te;t o.:·èst:1 ,.: titre que, 11ens:int que nous :wrions peut-arre :t ~11..:vr oir de~ bles.;,s, j.: Liv:ii~ pris pour ,0111p:1{'j110:1. t'\ous nous rendon~; :1œttc pharn1ac:e. Le 11:itron111.:dit qu'en effet il :1 so'gné sept p~rsonnes d:ins la soirée de mer..:re.li. d ~urtout deux qu'il connait bien, qui ~ont ses dients et dont il soignait rune dcpui:; une quinz:iine de jours - je vous demand-: pa1\'.011de -:e dJtail. il :1 ,a v:ileur d:111s1:tquestion - pour une légere blessure qu'il s·et:iit failt! ::u pie,! : o.:'ét:1ientles d.:ux fr.:res S::IP111011d.emeur:111t ,~. rue de Bondy. (Mouvements divers.) J'avais bien raisJn. mcssi.:urs. d'hJ5iter :1:ipporter des faits :1 l:i tribune, c:r je vois il votre attitude que vous n,..:ueillcl mon réi.:itou :iv.:~ in,rédulité bu ::veo.:1mpaticn..:e. (Non'. non! parlez'.) Nous montons, mon :imi d moi. :1 l':idre~~e indiqu~e et E1 nous sommes rcçtis rar quelqu'un qui portai~ la tr:i(,: de d~ux ..:o:1psde s:ihre, l'un :1la faœ, l'autre sur le .:r:ine. et qui nous rapporte le~ faits suivants : <, Nous étion~ hier, un peu :ivant dix heure;; du soir, 11101f1rère et moi, dit-il. ;1 l'extrémité de -:ette rue, -:'est-:1-dire pas '.i 10;:imctrcs de notre domicile; il n'y:1v:1it que nous deux. Vous nous demanderiez <.ièpro luire un témoin. nous ne le pourrions pas, ..::ir nous n'étions que tous deux, nous rentrions chez nous. <, Nous sommes noisés subitement p:ir une es..:ou:ide d'environ trente ou qu:irantc :igents qui nous intiment l'orJre de i.:iro.:ulcrplus rnpidcrnent. L:1 m:ir(hc de mon frère. 11 raison de s:1 blessure au pie,!. ne pouvait p:is être·

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