LA QUESTION SOCIALE DEVANS LES CORPS hus auront beau venir nous chanter qu'ils aiment le peuple, les actes sonneront plus haut que les paroles. On pourra leur dire : Halte-là, qu'avezvous fait? Débarrassés de cette gènante concentration, n'ayant plus à ménager les groupes avancés, livrés franchement à vous-mème, vous avez donné votre mesure. Vous ètes les hommes de la haute Banque pour ne pas dire ses commis et quoique Voltairiens vous regardez tendrement vers l'église, la grande force conservatrice derrière laquelle détruisant ou amoin.drissant l'œuvre laïque du parti républicain, vous méditez déjà d'abriter la paix de vos jouissances et la sécurité de vos revenus sans travail. Laissez donc à l'opportunisme défunt la phraséologie démocratique et les ordres du jour à la Maujan associant dans une même phrase et dans une mème sympathie les massacrés et les massacreurs. Le temps est passé de ces exercices de rhétorique! ..... Devant une situation si franche les progrès du socialisme seraient énormes. La masse entière des travailleurs de la ville et des champs qui depuis vingt ans soutiennent de leur \'Ote les candidats républicain- et pour qui la République signifie réformes en faveur des classes laborieuses, viendraient à nous par la force des choses. - Oui, nous k souhaitons, que le ciel se couvre et se charge: que l'orage éclate! L'atmosphère n'en sera que plus claire ensuite! Les adversaires déclarés valent mieux que les faux amis. La faillite du grand bazar opportuniste nous aura au moins débarrassé de ces étiquettes démocratiques que l'on colle sur de_fausses réformes. pleines d'embùches et de trahisons, afin d'achalander la boutique. Quel rôle pour nos amis dans la prochaine Assemblée ! Etant les plus ardents. ils constitueront l'avant-~arde batailleuse de l'armec démocratique ! Ils combattront à cœur ouvert l'esprit réactionnaire. et par la netteté tranchante de la situation. apparaitront, à côté du parti radical embourgeoisé, comme les chefs naturels de tout ce qui est jeune, de tout ce qui vibre. de touks les foïces sociales encore neuves, de tout ce qui fait effort vers la lumière et la vie. LeSénat a voté, dans la séance du 1 2 juillet 1893, la loi sur les retraites des ouvriers mineurs. - Nous ne saurions entrer dans les détails infinis d'une telle question, mais il est probable que ce projet de loi ne contient que le minimum d'esprit démocratique : Nous avons pour garant de ceci le témoignage mème de M. le Ministre des travaux publics qui, soutenant l'amendement Maxime Lecomte, déclarait ceci : ,, Le système de la commissio·n est bien simple, mais il a l'inconvé- ,, nient de maintenir l'assujettissement de l'ouvrier à rétablissement ,, qui doit lui servir de retraite. Je veux l'en débarrasser. " Néanmoins, l'amendement Maxime Lecomte a été repoussé par 190 voix contre 44 et le projet sfoatorial cornpléternent adopté. - Nous verrons par la pratique ce que vaut cette nouvelle réglementation. La loi Bovier-Lapierre n'a jamais trouvé un bon accueil au Sénat:
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