LA REVUE SOCIAU3TE --- ------------- LAQUESTIOSNOCIALE DEVANT LES CORPS ÉLUS Nous voilà enfin débarrassés de la Chambre de 1889 ! Ce cri de soulagement est poussé en ce moment par tous les partis, excepté le parti qui tient au pouvoir à cause de ses avantages matériels. Quant aux citoyens qu'anime une conviction sincère, ils se réjouiront certainement de la disparition d'une assemblée politique dont l'incohérence et l'absence d'idées ont fatigué le pays. - Elue un jour de malheur, viciée dans son origine par la candidature officielle, la pression et la fraude, ne répondant qu'à des circonstances purement accidentelles, dépourvue de programme et de principes n'ayant qu'un culte celui du grand corrupteur qui lui donna jour au milieu des surprises d'une haute prestidigitation d qu'une haine, celle des socialistes, elle tombera dans le néant, méprisée de tous. car ce qu'on pardonne le moins, même à ses adversaires, c'est la nullité et le vide. - Pour notre compte personnel, nous sommes convaincus qu'à côté d'une vaillante minorité socialiste, la prochaine chambre contiendra une majorité de républicains conservateurs par l'union des ralliés et des centres opportunistes. - Le futur gouvernement sera donc .nettement réactionnaire. Tant mieux! Nous préferons les situations franches à l'hypocrisie écœurante qui coule à pleins flots depuis si longtemps. - Souhaitons un ministère réacteur, un ministère à poigne, souhaitons la guerre aux groupes ouvriers (elle ne fait que commencer) et aux organisations socialistes. Après quatre ans d'un tel régime, la masse populaire sera mieux éclairée, elle nous suivra mieux qu'après vingt ans de beau discours. Les leçons de faits sont les meilleures: ce sont les plus claires pour le rude et lent cerveau de nos ouvriers et de nos campagnards. Et alors, messieurs les orléanistes du parti républicain co:~servateur
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