La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

1 Î() LA IŒVC~. SOCIALISTE sch.:iété humaine, une question soci:de, 111aisdes sociétés et des question-; sociale,. Par con::.-:quent. nous pouvons en co• :!ure que l'élérnent modi!iabk dans la ,·ie ::;ociak. soit par suite de::. int1uence::. et conditions naturelles, soit par lïnlluenœ humaine. idée. découYerte ou législation. est l'élément social proprement dit. c·est-ù-dire le coté ::;ensitif ou psychique : " ÜL'puis que lï1umanité existe. dit de Goncourt. toutes ses acquisitions ont ék des <1cquisitions de scnsibilitc ,,. N'en e::.t-il pas de mème pour la ,·1c phy:;iologique à propos de laquelle la scienct' médicale est ~lrnnie a conclure que la naie méthode de perfec tionnemcnt de la santé comme de traitement des maladies consiste dans l'emploi des n1oyens reconnus expérimentalement comme susceptibles d·agir sur la , ital1té de l'organisme entier ou de ses organes. lesquels moyens se ramcn..:nt tous à une action sur le s_vstème nerveux trophique par l'inkrmcdiaire des ,·oies diverses de la sensit~ilite capables d'en provoquer b ronction ré!lexe? En un mot. Je.,, societés modernes. par suite de degré d'organisation que nous appelons la ci,·ilisation. nous offrent chacune leur mode propre de vitalite ,irganique qui est la résultante d'une adaptation fondamentale. con:,titutive. sur laquelle nous ne pou\'ons nous leurrer d·avoir une int1uence directe: tout ce que nous pouvons espérer, c·est de développer des fonctions languissantes. de modérer les exubérantes. de provoquer des suppléances. d'amener des accoutumances. en mettant à profit la faculté d"adaptation que nous offre tout organisme social comme tout organisme physiologique. en nous rappelant que l'organisation est toujour-; la conséquence de la propriété toute organique. toute \'italc de !"adaptation aux conditions de vie. c'est-à-dire. à ce que nous appelons les conditions économiques. IV DU MILIEU ÉCONOMIQUE S'il est une propriete que manifeste incontestablement l'homme partout où on peut l'observer. c·est assurément celle de se plier aux circonstances les plus \'ariées. de s'adapter aux conditions les plus différentes. C'est là un fait universellement admis, mais qui a reçu des explications ditTérentes. suivant l'idée qu'on s'est faite de la " nature" de l'homme. Aussi. nous semble-t-il parfaitement inutile de discuter ces diverses opinions, puisqu'elles n'ont de valeur qu·autant qu'on les envisage avec les idées qu'elles présupposent. Pour nous. nous préférons envisager l'homme social comme le produit des adaptations orgamques. physiologiques. psychiques et

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