DE LA NA1 UiU: l:T DU CAltACTERI. OllG.\;>;IQL;I: DI.S 1.01S SOCL\U:S I Ï~ adaptés organiquement. font partie intégrante de l'organi<sme. et qu...:. seuls les faits nouYe:1ux. pour lcsquel:; l'organisme. 1ns encore prépar-::. organisé, provoquent des changements, de~; diffàenciations tfordrè sensitif, psychique. social ou moral, et deviennent le point de départ des adaptations et organisations ultérieures telles que nous les \'Oyons à chaque instant dans nos Sociétés et qui constituent le Progrès. l'E\'olution. C'est ainsi, par exemple, qu·une pomme, en tomb:rnt à la vue de l ewton. a pro\'oqué une perception ,·isuellc qui a été le point dt' départ d'une sériê infinie de répercussionssuhjectivesqui ont révolutionné la Yieille conception du monde: de mème. la \'apeur d'e:rn en souleYa11t le couvercle de la marmite de Papin a pro\'oqué une idée qui a depuis engendré la notion de la ,·apeur. tran.;formé le monde de l'industrie et amené par l'introduction de !a machine. la crise du s-1lariat dont meurent tant de malheureux traYailleurs. i--:ous pourrions ainsi passer en renie toutes les gramles décou,·erk:, et montr,~r leur role dans l'JYolution et l'organisation sociale. mai::. nous croyons qu'il suffit d'attirer !"attention sur cc po;nt pour que tout k monde acquière b .::om·iction inébranlable que les actes indi\'iduels. idée~. pensées. décou,·<?rtes. etc.. sont bien le_~grand.,, ~énérateurs du pro!.1,-re;et de l'organisation sociale. Que 1'0:1 apj1lique cette remarque .tux iégi::.lations qui ont laissé leurs traces thns l'histoire. et l'on remarquera que les seules qui ont prnJuit Jes ré:,ultats h.:-ur'-'UXet durable::- unt Lté celles qui ont eu kur point de d~p1rt d1•1.,, !a perc.:ption d'un ra!1pnrt ex~ct. réel. .:ntr.: k::- c-rndit;ons de ,·ie et ks .1ptitudes ou h~~oins d'une n;1 tinn. tandis que celles qui ont ~te le sirnpk produit de ,·uc: ,1 priori. de d,>ctrine::-. ont eu des ré::-ultats nda:--tes et n·ont pu que ..:onduir.: les n:!tions ~1leur perte. J\;ous avons dit it 11ropos (k n >tre étude ,ur la sensibilité et la 111entalite. que notre p.:-r--,m1nlité C:,,l car.1ckri-..é.:- p:1r notre aptitude. prcd i:,po:,ition. préadapt:-:tion a \'i brer. sentir, com pccndrc ex.: 1usi,·emcnt d:1•,s les condition:,,. limite, d rncsurcs p1r le::-qu..:IJ~..,nous nous trou- ,·ons organi~é~. dén:lopp..:s. Il en est de rn-:rne des ~ocidés. Par conséquent. la prerniere cho::-c ù faire pour gouwrn_.r, réformer ou perfc.::- ti,)nncr une S:->ci0te. c·cst de ::.•.:bien penétrer du mécani:~rne de son fonctionnement. tk :~.:s aptitudes et prédispo:,,itions. de ses l~esoins et de ses ressource::: ,·iules. lk ses tcndanc~s naturelks. pour pom·oir les utili:,er. Tel. un médecin ne peut indiquer u;1 traitement 8.pproprié sai;s a,·nir commencé p-1ï se bien pénétrer ùes antécédents htréditaires et personnels de son malade. de sa constitution. de son tempérament et de ses conditions de ,·ic physique. intellectuelle et morale. Si on a dit aYe..: une profonde justesse quïl n'y a pas de maladie, mais seulement des malades. nous pou,·ons dire. de m~me, qu'il n'y a pas une
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