1.,\ lllcVCE SOCL\Ll'.Hr, qu·cn s,Kiulogie ..:0111mcen biologie les phénomènes si complexes et si 111<.·rYcilkuxdes grands organismes ne sont en r~alité que des déri,·és des pi1énomènes moléculaires. par suite d"unc division de plus en plus ,rrandc du traïail de ré1)ercussion et de corrélation des actions inci- r, dcntes. Sous ce rr.pport, cependant. nous dcYons faire remarquer que nous aHms une plus grande facilité à comprendre ce travail de l'organisation par évolulion clans la vie sociale que dans la vie organique, car. " dans le mon~k social. on a sous la main. les causes véritable:::.. les a..:tes indi\'iducls" (1): nous pouvons. pour ainsi dire. assister à la naissance des diffcrcnciations sociales qui correspondent ù ce que nous appelons en biologie. orgaces. fonctions, facultés, types ou caractères. ~ulement. il nous faut aYoiï soin de bien noter que nous ne pouvons ainsi saisir sm le Yif que des faits d'adaptation nouvelle. récente. encore insunisamrnent organisée. absolument comme nous avons vu les faits d"excitation ne se montrer sensibles qu'autant quïls sont nou- ,·eau:<. récents ou encore insurfisamment organisés. tandis que les adaptations de,·enues de Yéribbles réflexes. de vraies fonctions physiologiques. bi--n qu·ay::mt leur source première dans une différenciation dite sensible. nous ::::embient justement faire partie intégrante de l'organisme et de s;, Yitalité. Or. au moins dans nos sociétés 111odernes. il est facile de constata que toutes les adaptations et différenciations sociales ont toujours. en dernière analyse. leur véritable source dans un fait d'ordre sensitif. psychique : qu'il s'agisse, e:1 effet, d'un fait LL~daptation extérieure (acclimat.ement aux condition.5 atmosphériques. ~éographiqucs ou alimentaires). ou intérieure (relations ou coïrespondances nom·elles entrè les membres d\111e même société p'.lr suite de conditions nouYelles d'ordïe moral ou intellectuel): qu'on attribue ces adaptationsà l'lmit'.:i.tion (2). à la loi d'Ernlution (3). à la Sélection (4) à l"hérédité ou à lïnstinct. toujours nous sommes amenés ù reconnaitre le point de départ dans la malléabilité. dans la plasticit~. dans l'éàuc~- bilité, dan::. la pe1·fectibilité de l'être hu111ain. Or toutes ces pro:)riétés ne sont que des expressions diverses pour traduire le même fait de la détermination dans tout ètrc YiYant des relations internes et externes résultant de la mise en rapport de son organisme asec un phéno111ène quelconq11e. la plus grande facilité de ce genre de déterminations chez lî10111me et leur tendance commune à provoquer une adaptation de l'organisme et s~1 fixation par l'organisation. Par conséquent, nou~, :c-omrnes amenés à propos de la vie sociale comme à propos de la vie organique, à reconnaitre que tous les phénomènes constituants sont (1) T:irdè: loisd,·l'Jm1htio11. (2) T:irde: Lois cl,•l'Jmil,1/io11. (,) H. Spen..:cr. (4) Darwin.
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