La Revue socialiste - 1893 - Tome XVIII - vol 02

DE LA N,\TUIŒ ET DU C:At:ACTl:RI--. Ol~GA;>;IQtJI: DLS 1.01S SOCl,\1.1:S I j ', adaptés organiquement, font partie intégrank de l'organi-;111e. et qu.:. :;.euls les faits nou\'e::iux. pour lesquels l'organisme. p:is encore prépar-::. organisé. provoquent des change111ents, des différenciations d'ordre :;.ensitif, psychique. social ou moral. et deviennent le point de départ des adaptations et organisations ultérieures telles que nous les ,·oyons à chaque instant dans nos Soci~tés et qui con:;.tituent le Pr0grès, \'Evolution. C'est ainsi, par exemple. qu·une pomme, en tomb:111t à la ,·ue de ewton. a p1:ovoqué une perception ,·isuelle qui a été le point de départd'une série infinie de répercussionssubjectiYesqui ont révolutionné la Yieille conception du monde: de 111~111ela. ,·a peur d'eau en soule,·ant le couvercle de la marmite de Papin a provoqué une idée qui a depuis engendré la notion de la ,·a peur. transformé le monde de l'industrie et amené par l'introduction de la machine. la crise du s:1lariat dont meurent tant de malheureux tra,·ailleurs. f\;ous pourrions ain:;.i passer en renie toutes les g-ramks décou\'ertt.;:;. et montrer leur rôle dans l'J,·olution et l'organisation sociale. mais nous croyons qu'il surfit d'attirer l'attention sur cc po:nt pour que tout k 111ondcacquière b com·iction inébranlable l1ue les actes indiYiduels. idées. pensées. dl.!.::ou,·c>rtcs.etc .. sont bien les grand.,, générateurs du prog-rè~ et de l'organisation sociale. Que 1'0:1 api1liquc cette remarque au~: iégislations qui ont laissé leurs traœs d,rns l'histoire. et l'on remarquera que les :;.cules qui ont pro.luit des ré~ultab h~ur-.!ux et durable::. ont été celles qui ont eu kur point de d~part d:111,;Ll perception d'un rapport exact. réel. .::ntre les conditions de vie et k:, aptitudes ou hernins d'une n.iti0n. tandis que celles qui ont éte le si,npk produit d1.: , ue., ,1 priori. de do-:trines. ont eu des ré::-ultnts néfa:;.te::; et n'ont pu que conduire le:;.n~tions ii leur perte. Nous a\'ons dit à propos d(: notre étude sur la sensibilitl.! et la mentalité. que notre p~l'Slmn:ilitc: -::st car.lct(·risé.? p:lr notre aptitude. prédisposition. pré:ldapt«tion il ,·i brrr. ::;entir, comprendre cxc Iusi,·emcnt dans les conditions. limites t:t mesures p:ir 11.':;.quellcsnous nous trou- ,·ons organisé::;. dé,·elopp~:;.. li en est de m.:me des sociétl.!:;..Par conséquent. la première chose il faire pour goll\·ern('r, réfor111er ou perfectionner une Société. c·est de :;.I.! bien penétrrr du mécani~;me de son fonctionnement. d~ ~-.:saptitudes d prédispo::.ition.,:.. de ses L~esoinset de :;.esressources vitales. de ses tendanas naturelles. pour pou,·oir le~ utiliser. Tel. un médecin ne peut indiquer u1~ traitement approprié sacs a\'oir commencé p:ir se bien pénétrer des antécédents héréditaires et personnels de son malade. de sa constitution. de son tempérament et de ses conditions de ,·ie physique. intellectuelle et morale. Si on a dit a,·ec une profonde justesse qu'il n·y a pas de maladie, mais seulement des malades. nous pou,·ons dire. de même. qu'il n'y a pas une

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==