LJE LA N,\TUIU. Er DU <:ARACTl-.llE ORGANIQUI-. 01-:S !.OIS SOCIALES 1()1) :.t,,gnation ou phases sociales. d les ,·ariations lente'.'-. é,·oluti,·es. ou rapides. re\'olutionnaire._. par les adaptations aux conditions nou,·ellcs d\?,istence ( 1). t otis avons vu que la ,·italité se réduit en somme. à deux ordres de phénomenes. les phénomènes nutritifs et les phénomènes sensitifs. 'ous a\'ons dù reconnaître que la nutrition répond ù l'idée fondamentale que nous nous faison - de la Yie. tandis que la sensibilité proprement dite n'est point absolument inhérente à notre idée de vie. puisque nous considérons comme Yi,·ants des oq~anismcs auxquels nous ne saurions attribuer une vraie ·ensi bi Iité (2). ~ou· de,·ons. de même. remarquer que la ,·ie sociale comprend deux espèces de phénomènes. le_; uns organiques. les autres moraux. Comme nous réservons l'expression de société pour b ,·ic en commun d'êtres vi\'ants. nous ne pou,·ons concevoir la possibilité d'aucune société san-; que celle-ci soit conditionnée. déterminée par la vie en commun de tous :,es membres. et cette vie en commun. que nous appelons ::société. implique nécessairement les phénomenes organiques et sociaux de la correspondance des vies individuelles qui se trouvent ::i.insien rapport reciproque plus ou moins intime et de façon variable suivant chaque ~ociété. mais indispensable ù l'existence même de l'individualité sociale. Par conséquent. nous ne saurions ni conce,·oir. ni admettn: sans impliquer une double solid~Hisati1)il organique et sociale. Cette distinction entre les deux ordres de ph1:111,111enesociaux nous semble de la plus haute importance pour arriver ù comprendn.: l'évolution sociale et les faits sociaux dans les divers types de sociétés. li y a une différence tres marquée entre ces deux ordres de phénomènes suivant que nous les envisageons dans la série sociale de J'aninulité ou de 1'11umanité. Tandis. en effet. que nous rattachons volontiers it l'instinct la totalité de la sociabilit~ de:-; animaux. nous répugnons, au contraire. à reconnaitre le mème caractère instinctif'. la mème source organique à notre sociabilité. à notre moralité. C'est. croyons-nous. pour n'avoir pas suffisamment établi la différence caractéristique de pro,·enance des Lieux ordres de phénomènes sociaux que les sociologues n'ont encore pu arri,er à ~·entendre sur la façon de concevoir \'organisme social. Nous retrouvons. en somme. a propo" de la ,·ie ~ocialc. la mème source de divergence qu'à propos de la vie physiologique : d'un côté les esprits sci~ntifiqucs qui ne peuvent admettre aux phénomènes d'autres causes que les conditions qui les déterminent. de \'autre les mystiques et les méta- (1) Voir dans Ln f'1t· ,•/ fa P<'IISÙ. la gcne,c et la formation de la sensibilité. de la conscience, de 1·111~ti11ctd, e la mentalit<' et de la moralité. (2) Voir: Théorie vibratoire de la scn~ibilité. dans Ln Vif cl ln Prnsù, Alcan.
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