LA REVU!::. SOCIALISTE a1ns1 nou..s ne devons pas négliger de rechercher l'origine et l'explication de fait de la socialité dans ses manifestations les plus rudimentaires et nous ne pouYons Yraiment pas méconnait're son caractére llHlt organique. li ne s'agit donc pas de confondre la Sociolo~ie ayec la Biologie. 111aisnous ne pou,·ons pas davantage méconnaître l'importance d'analogies indéniables. tr~s utiles à notre compréhension et interprétation de::- phénomencs sociaux. Il est bien certain, par exemple, que nous ne pou,·ons naiu1cnt pas songer à assimiler absolument nos grandes sociétés modernes à des organismes vi,·ants. car ces sociétés offrent . ' entre elles des correspondances et des dépendances internationales qui leur enh.:vènt leur indiYidualité propre et les rapprochent ainsi des agrégats vivants qu'on a décrits sous le nom de Colonies animales (Perrier), Toutefois. cela ne doit pas nous empêcher de constater les analogies frappantes entre le dé,·eloppement. le fonctionnement. l'organis:-..tion de ces sociétés et l"é,·olution des organismes animaux. Peutdre le dissentiment profond que nous rencontrons chez les sociologues provient-il tout simplement de ce que les uns attachent une importance exclusi,·e au coté biologique des faits sociaux et les autres au côté psychologique. les premiers n'ayant en nie que les sociétés animales d humaines primitives, les autres ne Yi:,ant que les société.:; humaines telles que nous les constatons actuellement. Ur. sïl est indéniable que. pour comprendre notre vie physiologique. nous denms toujours remonta aux lois et conditions générales de la vitalité. propres ù tout le règne organique. il n'est pas moins catain que pour ce qui concerne notre vie _ci\'ili:,ée. nous sommes obligés de rnèrne. de remonter aux lois et conditions générales de :,ocialité propre à tout le rèµ;ne social. Seulement. gardons-nous bien de faire comme les esprits égarés par leur conception rnétaphysio-mystique de la Yie sociale et des ,, principe::,,, de la morale qui en sont. pour eux, la source, la loi et la cause. Nous a\'ons vu que pour IhHIS expliquer toutes les particuliarités de la ,·italité. nous avons dù remonter aux sources mèmes de la nutritiûn : de même pour la ,·ie psychique. dont nous avons Lrouvé l'origine organique en nous appuyant sur lès lois de la sensibilité. avec le mécanisme et la loi des phénomenes de l'accoutumance, de l'habitmk. de lïnstinct. de la mentalité et de la moralité. C'est en faisant de mème pour la vie sociale. que nous retrou,·crons aussi la genèse de la socialité et de la sociabilité (sens ::,ocial. conscience sociale. opinion publique. etc.), gràce à la loi d'organisation. par la répétition incessante des mèmes faits. dans les mêmes conditions, constituant ks habitudes. les caractères. les instincts des peuples, des races, des ci,·ilisations, ainsi que les périodes de
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