LA REVi..E SùCIAL!STE physiciens qui consern:nt toujour:- au rond de kur mcnl'llité l'idée d'" esscntialité ,,. de " surnaturalisme " à tout ce qui ::,e passe dans le domaine de i3 conscience et de la morale et ne peu\'ent se résigner à \'Oir les faits tels que nous les révèle \'observation. Or. \'organisation et \'é,·olution sociales de111eureront incompréhensibles t:rnt qu'on ne les e1wisagcra pas franchement co111mc ré~ultant des adaptations successi\'es de chaque organisme social à ses conditions de vie, tant, en un mot. qu'on ne les étudiera pas avec la même méthode q11eles phénomènes correspondants du monde org-anique et qu'on ne leur appliquera pas la même conception de b loi de la ,·italité par excellence, la loi de \'adaptation et de \'organisation. III ORIGINE ET CARACTÈRE ORG:\1\IQUES DE LA SOCI1\LITÉ Nous a\'0ns ,·u que nous ne p0u\'ons nous expliquer ni la genLSC. 111 la persistance. ni le perfectionno:ment de la \'ie :::.:.111las considérer comme déterminée par les conditio 1s qui la rendent pos,ible. c·est-àdirc san::, la suppo:,o:r résultant de l'équilibration entre les forces ou actions internes et externes. Il en est é,·ide111ment de mèrnc pour la Yic sociale : elle e:c.tla manifestation de la correspondance et des reiations de se-; me111bres. elle est la résultante de leur solidarisation. elle est leur adaptation à leurs conditions de \'ie commune. elle est l'organisation de cette unification. de cette social i.sation Lies indi vid u~. Dès lors. au lieu de chercher le principe: de la \'ie sociale dans b " Co1101rrc110' ',.''t.,lc " (Darwin) dans l' " Accord pa11r ia /rite ,, (de Lanessan) ou dans ,, Associatio11 pc11r la 111/tc ,, (Paul Combes), dans r /111it,1fio11 (Tarde). nous sommes amené..; à ne v0ir ùans le phénornenc de la socialisation. que la manifestation de la tendance uni\'erselle. des forces. des phénomènes. des inJi,·idus ù se gruuper à s'unir. ù se solidariser en une indi,·idualisation totale sui,·ant leurs aptitudes 011 condi t1ons d\:q ui Iibrc1tion réciproque. Cette tendance naturelle des ètrcs semblables ~1 s,_.. grou~)er, à s·associo, se comprend d'autant mieux que. 1nissant dans les même;; conditions. ils se trouHnt originellement groupés dans les mên1es milieux. C'est là un fait frappant pour tous les ctres sessile:,, et les pl.intes qui germent et se dé\'eloppent d,ns les mèmes conditions de sol et d'atmosphère. Nous a\'ons vu au::,si que le produit de la fécondation. \'cmhn·on des ,·i\'ipares. ne peut-être considéré que comme une aptitude ~, de,·enir l'ctre ~.duite et a besoin, pour \'ivre et se développer, d'abord du milieu
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