102 LA lŒVUf' S()ClALlSTE s: différents que ces deux genres d'agrégats soient à bien des égards. ih se ressemblent par cc c,uactcre fondalllcntal. et par le caractère que celui-ci suppo~e. " Comment le:-actions combinées de parties mutueilement dépend:intes constituent-elles la Yiè de l'cn.;cmbk: ? Comment cela donne-til li~u à une analogie entre b \'ie d'une nation et la Yie d'un individu? i, ,us le \·errons encore plus nettement quand nous apprendrons que la YÎ'! de tout organisme Yisil~k repose suï la \'ie d'unités trop petites p, ur se réniler i, l'œil nu. ,, L'ordre bizarre des myxomycetes nous en fournit un exemple 111-Jéniable. Les spores ou ~crmes produit3 par un de ces êtres vi\·ants d2\'iennent dec; mon:tdes ciliées. qui. après quelque temps consacré à lll~e locomotion acti\·e, prennent une forlllè amiboïde. se meuvent ç:t e~ là. absorbent cic la nourriture. crois3ent. se multiplient par scis::,;ip:.rité. En~;uite ces indi\·idus amiboïdes se rassemblent. s·unisscnt pour former des groupes, et ces µ;roupes :=: uni,;sent à d'autres pour doni~er lieu à une masse tantot à peine Yisibk. tantôt aussi grosse que la mai1~. c~ plns111odi1n11. iïrégulier cie forme. le plus souYent réticulé et d'une s,.b,;tance gélatineu-,c. a d·rns ses parties des moll\·ements qui ressemh:.;nt à ceux ct·un rhi,opoLic gigantesque: il rampe lentement à la surL,ce de corps en décomposition. et mêllle sur des ti~es de plantes. N\lus voyons dan.; cet e·:emple que l'union <.fun grand nombre de p-:tits indi\'idus vi\·ants forme un a!-(r~v;at relativement enorme ou leur iri,:·,·idu:1lité s;..mble se perdrl'. mais où b combinaiso:1 de la \'12 des t.,1it-~sdonne lieu à la Yie de l'enselllblc. " Dan:, d'autre-, exemples. au lieu d'unités qu1. apres a\·01r eu t!·,e existence discrde. perdent leur indi\'idualité p:tr \'Oie d'agr~Œatil1·1. nous \'oyo11:- de-, unités qui. Jl)lïn~es par multiplication du 1·<:nc gerlllc. ne -,c --éparent p:is et pourtant ne laissent pas de mont1·cr nettement qu'elles ont une \'Îe sépar~e. Une épongè en ,·oie de c ,-, ; ,s:ince a :::e-; l'ihrcs cc rnécs re,·-:tues d •une ~ubstance ~dati neu:;e: et le microscop-. fait sa\·o;,- que cette sub~;tancc est formée de monades ..?nmouYement. Nou::,;ne pou\'ons pas refuser à l'.:ponge dans s:1 tct-1lité k caractère d'dre YÎ\·ant: en ell~t. nous \'O_von::,q; u"elle ap;it co,nme un c0rp:,. Le'., uni tes amiboïdes qui la rccou,-rc11t perdent en p~ .-tie leur indi\'idualité en ~;efondant en une couche protectriœ ('U p~'.'U: la charpente de fil~1es qui leur sert de support est produik par \',;.:tion combinée des monades: et c·est aussi leur action comhin~e qL:Î produit les courants d·e~,u attirés dans les petits onftces et rejetés p: r les grands. Mai_.; ::i d'une part on ne \'Oit dans J'éponge la Yil' L'':,~régat qu'ü un dqrré L iblc. d'autre part la \'ie de myriade d\111it~" compos:rntes s'y trou•;e tr~s peu subordonnée à 1:1 Yie centrale : c::.:...unités forment. pour aiilsi parler. une nation où les fonctions sont ,. p~ine :-u'~d;\'isées. Ou, encore. pour no~1s servir de:, propres termes
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