1.'i..;TOl'II:. OANS l. 0 IIISTOIRF .:i\'ique tenant lieu dL: l'ancien culte des Dieux si inférieur et si cruel. par suite peu digne de cet honneur, cieux vastes synthèses philosophico-religieuses aboutissant, toutes choses égales. par leur conjonction avec le stoïcisme supérieur et à un \'aste solidarisme social ( 1). La question sociale avait marché un peu moins vite que la question morale: elle n'en était pas moins très a\'ancée, les programmes précités ayant été appliqués. L'Occident révolutionné était divisé en cinq grandes Républiques: ln Rép11bliq1H1cêllr11iq11cla. Rèp11bliq11lct,1liq11c.ln Rép11bliq11Cccltiq11c. (comprenant la Belgique et une partie de \'Heh·étie). ln Rrp11bliq11c lbfriq11er:I ln Rrp11bliq11Berit,11111iq11c (2). Fédérées dans toutes grandes œuvres scientifiques. artistiques et industrielles sociales. en un mot. les cinq Républiques en étaientencore au droit odieux du plus fort pour trancher leurs dilTérends et les g-uerres entre elles étaient fréquentes. Néanmoins les progrès généraux suivaient leurs cours. Des le commencement du huitième siècle on a\'ait \ïn,·ention de l'imprimerie. de la poudre à canon, on était très a,·ancé, et b découverte de la boussole. dans les sciences ph:·siques, chimiques naturelles et mécaniques. On avait garanti le droit d~existence par l'organisation des grands travaux publics et par un bon système d'assistance publique. (1) Le monde est U11, di aient les stoïciens. et comprend en soit tous k~ .:t1t!s; et la nature qui l'ad111ù1i,tr.· est 11la fois :rnimalc, rationnelle, et inklle.:tive. Il porte en lui-m.:me un gouverne1111.:ntéternel de toutes cho~es. qui se développe avec ordre et en série, tellement que l'anté..:édent est b c:iuse du .:onséquent. que tout est enchainé. qut! rien n'arrive qui soit cause nécessain.: de quelque chose qui suit, que rien ne suive qui pui se dre délié de ce qui préc~de. Rien de ce qui est :iu monde ne peut se dc.:~unir et se divise dan, l'unité et l'éi.:onomit! du tout. Autrcmt!11t autant vaudrait dire que quelque;: .:hose se fait de rien. C'est donc de l'infini que se fait :ictivemcnt et irrésistibl..:- ment, le dévclopp..:ment du monde. » D,· l'i11Ji11i ,1 /'i11fi11i cl solid,1rit,: 1111i- ,:,rsdt,·, voili1 bien les deux th~ses connexes de la doctrine dans laquelle lt! stoïi.:isrne se rencontrait avec l:i religion éclt!dique. Pr,·s.-i<'11r<di't•i11ci11J,11Jlibl,. voiHt bien la troisieme affirrn:ition oi1 ces dèux sedes s·accord:iient avec la théologie chrétienne! Il n'est peut-arc pas inutile de remarquer, it propos de ce passage, combien toute la philo~ophie du si~de d'Epithccte et de Marc-Aurde est empreinte des sentiments de charité et de fraternité dont 011 veut trouver la source unique dans une religion, alors ignoréè ou méprisée des sages. et d'ailleurs plu5 récente ellc-mèrne, de beaucoup, tJue les origines incontestables de la morale;: des anciens. Le développement {le l'idée de l'humanité. dans la sublime ac.:eption double de ce mot. pouvait-il ne 11:1srésulter d'une fusion des peuples qui s'accomplissait pendant que les philosophes définissaient le devoir en général. prescrivant la rechercl1e du bien et du mal avant tout et pensaient même.: consister l:i perfection individuelle :1 so11(!i'ir/'i11j11sli,eplutôt qu,· d, l,1 com11/t'llrt'. Voir Platon. R,p11bliq11,·,G,11:fi1i~. et.:. (Yoi r note de Renouvier). (2] D'après l'Ucbro11ie, la Germanie, la partie Est de l'Helvctie et la Scandinavie avaient et~ conquises par le~ i:rancs, et depuis les conversions en masse ordonnées sous peine de mort par le Saxon de Witikind,et perpetrées par le formidable empereur Karalus, le catholicisme avait 1~ une redoutable avant-garde.
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