ux DRAME SOCIALISTE SUR LA sctxE AXCLAISE 8:\ croit innocente de l'exploitation féroce de son porc, mais il la prendra sans dot. Se trouvant seul avec Blauchc il lui déclare que lorsqu'ils seront mari!'.•s il leur faudra se contenter de son propre revenu à lui de 700 livres sterling. Elle lui en demande . la raison quïl refuse de lui donner, ne Youlant pas l'humilier en lui dévoilant la source impure <lela fortune de son père. Mais la jeuue fille froissée de cette réserve, de cc manque de confiance en elle, se cabre, attribue aux instincts aristocratiques de son tiancé le mépris quïl a de son père plébéien, et quitte la chambre de colère et de dépit. Le père revient bien lot, après avoir appris de sa fi lie la décision de Tren ch et lui demande une explication. Trcnrh lui déclare donc que la source <lesa fortune est trop abjecte pour quïl puisse accepter une <lot. Yient alors une scl'.·nequi justifie le titre de didactique donné sur J"aJliche ù la pièce. << ,1.h! - lui dit Sartorius - c'est ainsi que vous faites le dégoùté ! Eh bien, examinons froidement la situation. Yous avez, dites-vous, 1111 revenu de 700 livres, mais quelle en est la source'?- La source? répond Trench. mais elle est honorable et légitime; c·est lïntérèt d"unc hypothl·quc sur un ilot de mai~ons. - Yraiment, réplique Sartorius, mais vous semblez ignorer que ces maisons sont préci émcnt celles que je possède ù bail. Pour YOUSservir rntrc intérèt, il faut que ces maisous ,-oient louées et c'est moi qui prend la peine et le tracas de les louer. Sachez, monsieur, qu·avant qu'un penny rentre dans mon coffrr-fort, il faut que je vous sene in tégralcmcni rns 700 livres. Et maintenant, qui donc <lenous deux est le pin grand exploitcul', pui5qu'cxploitaiion il y a, ou de moi qui, somme toute, trarnillc, ou de YOUS qui ne remuez pas un doigt pour tonchcr Yotrc i11t(,n•t? >> Yoilà un argument ra! ho,ni11e111. \ïc11t ensuite une scène <lephal'isaïsme prise sur le vif. 1< ;\lais enfin, monsieur, ajoute Trcnch pont· pallier sa culpabilité, ne pourricz-rnus pas mettre vos maisons e11décent état habitable, au liru de les l1isscr dans l'état abominable décrit par Yotre commis? - Ah! mon .:hcr monsieur, combien ces sentiments qui vous font honneur trahissent votre inexpérience! Sachez donc que si je mettais ces logements à neuf, il me faudrait augmrntci· les loyers et qu·alors les pauncs n·auraient plus <!"abri.L"abri qne je leur offre est ù la portée <leleur bourse et il faut bien que tout le monde se loge. D"aillcurs, sachez-le bien. ~i je faisais drs améliorations, mes locataires brùleraient immédiatement le bois neuf et Yendraient comme vieille ferraille la quincaillerie. » Rasséréné par cet argumcr1t. couscient <le l'engrenage économique dans lequel il est pris et de son impniss'lnce à s'en tirer, Trench arnne ù son futur beau-père que son point de vue
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