La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

REVUE DE LA PRES:!E t:'rRASGÈRE u:~ La UazPttr, dP Color;111•, pendant la période de mai, nous apporte le compte-rE'ndu détaillé des débats sur la loi militairE', sur la dissolution. Des opinions contradictoires qui se sont fait jour, ou peut en tirer quelque lumière. Les journaux anglais le Ti1111'sl,cStrmdard, quoiqu'hostiles au socialisme. ne peuvent s·err,pècher de mettre en rE'lief la conclu ion qui sedégage de ces prémissE's un peu obscures. (;n mouvement séparatiste se fait jour en Allemagne. Il ne durera pas. 11nr pentpasdurer l.efaitdesgrandes nationalités est un fait accompli; il n'y a plnsù reYenir. :'\i la Bavière, ni le \\'urtenberg, malgré les menaces de l'opinion, ne se sépareront de l'Empire allemand. ;1lais cc qu'il faut retenir de cette trè~ vive campagne de presse f't de réunions publiques, c·est que la ~ation allemande doit succéder, à plus bref délai qu'on ne pense, ù. l'Empire allemand. C'est sur la basesolide df's nationalités que s'élèvera l'édifice socialistr. On a souvent reproché aux socialistes - si toutefois c'est un reproche - de n(•gliger le facteur << nationalité» dans leurs combinaisons. Ce reproche ne peut étre adressé au sociali~me allemand. Les chefs du parti se sont très nettement prononcés sur ce point. On les a m<'m<.'à, cc propos, accusés de contradictions. Contradiction ou non, c·est un fait historique à enrrgistrer. En France, nationalité très constituée, de pareils problèmes ne se posent paspratiquement. C'est un sujet de discussion acaclémiqnc. Et pourtant, même en Franc<.',desérieux esprits ont insisté sur cette loi: que la con~oliclation des grandes nationalités, allemande, itali<.'nne, est un pr<'.•liminairc indispensable de la révolution sociale. Les Elats-Cni-; d'Europe, comme on dit. supposent des groupements préalables. G. Rouanet, ici mème, et ailleurs A. Espinos. ont fortement exprimé cette loi de sociologie, qne nous croyons fondamentale . • • • Le Gionwfl, dPr;li Em111,111i.,ti, publie, dans son fascicule de mai, une étude snr les« :\fonts-de-Piété en Italie», de P. Sitta, les « baseséconomiqnesdu droit», de A. Loria. C'est en Italie qu·ont été, ponr la .première fois, institués les Monts-de-Piété. lis sont encore aujourd'hui cc qu'ils étaient à l'origine. C'est un fait connu de tous, quïls sont tout le contraire d'une institution de solidarité sociale. Ils ne servent qu'aux gens relativement riches. Pour les pauvres, c'est l'exploitation de la misl>re. Les preuves de ces deux lois surabondent d11.nlses statistiques. D'oti la nécessité d'une intervention des pouvoirs publics, d'une loi

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