La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

î12 LA REVt;E SOCIALISTE Il ,','n·olo de :1\lilan fournit, dans Je courant d'Avril, des délails trè.;; circonstancil'.•s et de curieuses indications sur les entrevues de Guillaume II el de Léon XllI; à noter surtout un article de Dobelli: ,1 Guillaume Il et le Yatican ». Il y est fait un histori4ue trè • complet des relations de la papauté et del'Empire. L"article abonde en intéressantes anecdotes . • • • La ('rilim S,wirt11, de .:\lilau, numéros <l'Ani!, donne dïntl•- ressanles études: « La Hrlgique en flamme» de Filippo Turati. - (< :.\otre enqnéte rurale» - ((Droit naturel ou Droit positif?», de Lucio. - « LC' passé rt l'a venir de la lutte des classes en Angleterre », de Giu eppe Salvioli.- « La penr de l'Etat», de A. ::\Iorandotti .- « Deux précurseurs : Yincenzo Russo et Federic<> Filippi », dr de .:\Iarinis, Colombo et Lazzari.- «Unr critique des derniers livres de Sighele et de Lombroso», par Zerboglio. Les critiques faites à l'école Jornbrosien ne sont les mômes qui ont été faites, à tant de reprises, ici mème ; synlhèse de documents d'un extraorùinaire mérite, grande pauvreté philosophique. Les articles sur« le passé et l'avenir de la lutte des classes» et sur« la peur dt' l'Etat • sont d'excellents morceaux de r,hilosophie soriale. :.\ous regrettons de ne pouvoir les traduire intégralement ici. lis en valent la peine. ~Iais ils expriment des idées déjà défendue'. Les monographies de Yincenzo Rosso et de Federico Filippi sont des nouveautés historiques. Ce sont. des « gloires inconnues». Il est bon de les faire connaitre. Yincenzo Rnsso fut un des précurseurs, avec Robespierre et. Babeuf, de! 'idée sociale moder<1e- négation de l'individualisme, affirmation d'un ordre social fond<'· sur la collaboration des travailleurs et la propriété collective. Il reste une des plus belles figures de la République parthenopéenne (1799).L'Italie va lui t'•lcver deux bustes, iLPalermo, lieu de sa naissance, ù Xaples, lieu de sa mort. Federico Filippi est un contemporain de la génération de 1818. 11vit à Carrù dans la vallée du haut Tanaro. Il a collaboré à la Prrtli'llr111za et à la Rr1gio11f' de Turin (1855-181û) et a défendu les doctrines socialistes, celles de Karl ~Iarx, entre autres, contre les C. Say, les Bastiat et les P. Leroy-Beaulieu. Ses principaux ouvragPs sont des pamphlets victorieux sur la Lihf'1·tl del' l.:sun• l't la P/'liduclit-ité d11 Capital - titres ironiques - et sur le Dii,u df' Jlazzini d le.~hommes de il'Cti·ail (18ïl). C'est un polémiste. • • •

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