REYUE DE LA PREHSE l~TRAX(1ÉRE i.J I <léclat\)r la guern• flans déchaîner de:1catastrophP~. C'e serait lit !"utopie de la paix unh·er;;ellc où les loups fom bon ménage a\·ec les moutons, où les viPilles maladie,; de l'htrnumiU· ,;ont radicalement guéries. C'est un fait : la guerre s,'ra pnviHag{•cde moins en moins lég.'!rc>mcnt par l<>sROUverains, parc:l' que la guerre politique n'cHt qu'une préfoec : c'est aujourd'hui la di•<:laration de la guerrl' ,-ociale. • " . Lo bill du « Home Rule>>a été voté à la srconde lecture par la Chambre des Communes. Les journaux anglais 'J'i1111•.~. D"ily 1'l'l1•r; mph, ,'-,'tr111do rd, Dr1ily X1•11·.~. sont plein· de détails an sujrt <lesamendements annoncés pour la troisième lecture. Crs amrn- <lement pleuvent. Prenons-en quelques-uns au hasard. lis ne remplis ent pasmoins. d"après le 1'i1111•s, de 2~ pngrs in-folio, et sont actuellement au nombre de 12ï. l'armi c~s a111ende111tse,n 02 ont trait à la proportion des repr(•sC'ntants irlandais à \\'t'stminster. La que~tion de la «proportion» joac à peu près le mi\me rùlC', toutes difffrence mi -es à part, que la << représentation >>du Tiers aux Etats de lï8U. 'Cn des amendements les plus curieux est celui de :'Il. Tomlison. Il porte, en résumé, que l'Irlande sera misC'à l'index pour toutes les questions colouiales qui inléressC'nt (< l'Empire >> (11otonsce mot d'Empire et de Parlement impfrial qui fait, pour la première fois, croyons-nous, son apparition en Angleterrr). Un autre amendement de ~l. Ambrose est inlt'.•rè,;santau si. li établit la (< faculté d"option >>;voici de quoi il s·agit: Les Comtés Irla11dais auront, à une date dt'.•lerlllinée, à faire option, par oui ou non. C'est-;\-dire qu'ils seront libres d'accepter la repr(•sentalion irlandaise 011 de la rejeter. Ils nommeront ou ne nommeront pas, ù leur choix, de députés au Parleme11t irlandais. Que de compli<'alions! Ce n'est pas tout. Le colonel Howard Yincent va plus loin. Il proposeune rigoureuse statistique'. Après bien des calculs il tiC'nt pour la proportion de 3 1i011r100. Expliquons cela, car c'est très compliqué. Il s'agit de proportioo11er exactement la reprt'.•sentalion irlandais<' à la Chambre Impériale des Communes, non pas au nombre d'habitants, mais à la omme de contributions fournie aux frais g-énéraux de l'Empire. La contribution de l'Irlande est environ 3 p. 100. D'où cette conclusiou statistique: qu'au lieu de 80 mC'mbt·es.l'Irlande n'a droit qu'à 19 membres~!- autant dire 20 membres. Le 1'i111l'H, à qui nous empruntons ces détails, en donne bien d'autres, et beaucoup plus amusants. ~lais il faut s'en tenir aux chosesà peu près sérieuses. • • •
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==