RE\.UE DEH REYüES cause~irrémédiables dïnfél'iorité industriell<'.comm<' nne charg-1' surajoutée à celles qui grèvent déj,'t la produrlion, il est évident qu<' n'importe quel payspentréalisercC'tte nouY<.'I1<o.r'gani ation du travail, sans attt'ndre quïl plai-;e aux nations Yoisincs de pr0céder à 11 ne molitication industrielle id<'nliq ue. Ain~i envisai;éc, la conqm'te de la journée de huit heures perJ sin~ulièrem 'nt de la signification ré,·olulionnaire et d't'xpropriation 1,artielle que certains sorialistes s·etrorrC'nt, bien à tort, de lui donner : et commC'on est un peu disposé, en France, à juger de l'efllcacitt'• d'une mesure sociale aux apparenc<'ssubYersi ve,; qu·e11cprJ ente ou ù la mu !tipi icib.'.•dt's obstacles qu'elle renconlrt', nos con tatations d<'.•sappointaientpins d'un ri'•rnlu• lutionnaire, étonné que les revendications du l''' mai « Cl' ne ne fut que ça>>- << La réduction du temps de travail, disions- « nous, accroitra les profits capitalistes dan~ une proportion « à peu près égale à celle de l'augnwntalion des salaires. Elle « ne changera rien à la si tua tion respccti ve <lrs dcux classe;; en « présence. :lfais les nou,·elles conditions dr trarnil auront « lïuestimable avank'lge de fournir aux prolétariats les moyens « de développement intellectut'ls et moraux qui leur font <ll•faut « aujourd'hui (1) ». Le.:; économistes, naturellement, traitèrent cette opinion par des us la jambe ; d'autres, tout en consbttant que nous fournissions à l'appui un faisceau de faits de nature ù proYOqucr la réflexion, se refusaient ù partager lrs conclusions que nous en tirions. c·est ainsi qur notre excellent ami C't collaborateur Hoilley consacrait à Dclahayc et ù nous, <leux chapitres de son liue la LégiNlation i11fp,•1wtio11r1/P du tracail, pour réfuter nos conclusions. Malgré la longue résistance rencontrée chez des contradicteurs si nombrrnx et obéissantsà des mobiles di ,·ers, nous arnns la satisfaction de constater qnc l'on envisage dr plus en plus la protection légale du Lrav,'lil sous le même jour que nous. Xous avons même vu M. de :lfun, qui, au début, cro.raità la nécessité de généraliser internationalement la réduction Je la journée de travail et qui avait rnème déposéun projet de loi dans ce sens, ,'t la Chambre, abandonner cette thèse en 18UO et e rallier ,'t la nôtre, en invoquant les faits par nous mis en lumière dans une série de pnblicatious précédentes. ~Ialgré ces adhésions, cependant.on n'en continue pas moins (Il \'oir, notamment, notre rapide étu,le d'ensemble dans la Rerue Socialiste de 1S90 tome XI, pp. 3ï9•408, à l'occasion de la première manifestation du l" mai.
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