LA QUESTIOS SOCIALE DEY AS'l' LES CORPS ÉLt;:-; i21 LAQUESTIOSNOCIALE DEYA::\"T LES CORPS tu;s Xou::;avons fortement en ,·ie de demamler un congé cle 4nelques mois aux lecteurs <le la lù1•1u' Socir1li:s/P, afin de laisser la C'hambra de :.L Constans et du Panama achever tranquillement son existence peu regretté<'. 11est diffü:ile de rêver UJ~c)u,sembléc politique aussi nulle moralement et intellectuellement, aus::;i dépourn1e d'idée de volonté, de dignité, aussi flottante et anssi irré::;olnc, si ce n'est dans le mal. Quand, chose rare, elle accomplit par pièces et par morceaux, au hasard, sans plan et sans vue <l'em;emble quelque malheureuse réforme, son élan s'arrête aux premières résistances de la caducité sénatoriale. Elle n'a plus d'énergie pour résister à l'Assemblée du suffrage r..istreint à cette sorte de Um1ul ConsPil Génùal qui siège au Luxembourg et dans la composition duquel it mesure que disparaissent les chefs et les têtes du parti conservateur et du parti républicain modéré, qui lui donnèrent jadis un éclat passablement surfait, nous ne voyons plus entrer que d'obscu1·s conseillers g~néraux, troi!Sforts peutêtril sur le chemin de grande communication n" 1 et n" 2, mais dépourvus d'idées élevées et de conceptions un peu larges. Bientôt les Homais, les :Monsieur Prud'homme de la plupart de nos chefs-lieux de cantons se seront donnés rendez-vous au Luxembourg comme dans une sorte.d'Académie de province. Et ce seront des notaires ou des pharmaciens de Yillage, qui agrémentés de quelques tripoteurs internationaux, gouverneront la France avec la sereine élévation de vues qui caractérise notre médiocre petite bourgeoisie française. Faible devant les prétentions réactionnaires du 8énat, là 46
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