LA BIEXFAISAXCE EX HOLLAXDE 719 <:ontenu des seaux est versé dans les plats. L'escouade pourvue se rend dans son réfectoire respectif ; elle est aussitôt remplacée par une autre, et ainsi de suite. Allons dans un de ces réfectoires, presque malgré le sousdirectenr. Une centaine de détenus sont attablés ; lentement, ils mangent la pâtée - au moins deux kilogrammes - ce, pendant qu'un des leurs, debout, au milieu de la salle, fait une lecture religieuse !!! Hormis le café à quatre heures, puis à sept heures, c'est l'unique repas : jamais de viande. Avant de quitter la première dh·ision, nous passons à la buanderie : une équipe nombreuf:!e, comme on pense, lave le linge de \\'eenhuysen, un effectif dont le mouYement varie do trois à quatre mille hommes. VI.- LA COLOXIE DE WEEXHUYSEX Comment se recrute \Yeenhuyscn, le Yoici : d'abord de mendiants pris en flagrant délit: ilRcomposent un tiers des détenus ; ensuite de vagabonds, réduits à la vie errante par le chômage et la misère. Ceux-ci sont arrêtés et conduits au parquet, ceux-là y Yont d'eux-mêmes. Le tribunal correctionnel les condamne à un an, à deux ans de \Yeenhny:'len. C'est sur ce temps relati ,·ement très long que paraît reposer tonte !"économie du système d'exploitation, L'administration, en effet, se lin-e it un triage et à une répa'rtition de son personnel d'individu~ agés de 18 à liO ans. Elle peut ainsi ce qui e:;t impossible à Xantene : elle a le temps de former des apprentis, des ouvriers, des contre-maît1·es, de constituer enfin une collectiYité bièn sfriée de tontes les professions. li est certain 4ue \Vcenhuysen est une source de bénéfices pour l'Etat et qu'il peut, s·ms obérer son budget, avoir une centaine d'employés, lesquels, entre paranthèsc, habitent avec leur famille, en dehors et à portée de:; bâtiments de cha<1uedi \'ision; entretenir une forte compagnie cle soldats casernéH à deux pas de la première division et chargés des patrouilles de nuit et de jour sur le territofre de \\'ecnhuysen. Un détenu, nous dit un "onder-director >>, coûte 120 fr. par an, tous frais compris, soit 3:i centimes par jour, même ceux du culte, car il y a deux ministres protestants et un chapelain. ,T'ignora si tous les produits du sol, céréales, pommes de terre, foins, bois, tourbe, si le bétail sont consommés par le personnel administratif et pénitencier ; mais je sais que celui-ci travaille <px heu ras p1r jour, sans compter le temps des corvées ; je sais
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