La Revue socialiste - 1893 - Tome XVII - vol 01

LA BIEXF.\ lS.\X()E EX HOLLAXDE ïlï familll' chez )I. LohniK, qui se charge• de la rèml'ttre au bl'.•néficiair,' .. \u hout dC' la quatri&ml' année, les jelllll'H g('JJK paKKC'nt devant deK examin:lteur,: enYoyl•s par l'Etat. Lt•Kadmi:-1s·p11gagent chez dl' grand,; propriétain•,; ou Hont employc'.•,;par la Hociétù pour <tui, d'ailleur,:, ils constitm•nt un cadre cxcellt·nt. .\J>r'~Htrois journ{•cs de K{•jour,t,•l;; Hont leR t'l'nseigm•me1lls obtenus, non s:ms difliculté,., t•t, dè;; !or,;, fort incomplet,;, tel est le ré~ultat d'une ètude ans,;i conscienc:ieu,;e que po,-,;ible faite au milieu d'une population trè•s di;;per;;c'.•equi n'entend pa:- un mot de noir<' langue et à laquelle nou,; :-entionH n·t•tf•è pa:- sympathiques. En somme. ('hez un peuple• llÏntl.'lligPnee rn{•dio('J\• 1lont la t{•nacité froi<le au scn-i('c dïnstinc:tH {•goï,;teset tC'tTE' it u·rre a pu opén•r ce prodige : denwurer ,rnr un HolYaKt'UX;,;ablenx, infècond, maigre'.•l'océan et lt• rlimat, Pn faire id dïmmense,; pùtu111ge,;,là des forMs et d(•Hjardim1 ; chez ce p('Uplc•,la coloni<' est pt•ut-iltrt' un mod&le ll\•xploitation, mais <1uel(' gl'.•nit•fra1wais, si g-,•néreux et si {•galitaire, ne nous sembk pasa,·oir profit il imiter. Y.- LA COLOSIE DE 1fEXOl.\XT~ E1' DE YA(:,\llOXDS A WEEXIIUYSJ;;X. ::Sous arrirnns ,\ Htèenwijk. li y a kermes,w. Tr<!Hcurieuse cette foire aYec St.'s bestiaux, se,; charrl'tte:<, ses boutilttH•s, se,.;1<altimbanques. Dans l'unique l'lH' digne de ce nom, se pre~sl' la foulP <les paysans et dt•s paysannes a,·ec leurs costume>i tout il fait originaux. Je regrette 11uele cadre de cette relation nt' me permette pas d'esquisser la Rcèn<',infiniment pittoreHc1ue. On nous regar<lo 1asser comme des Chinois. Le train nom; emporte à _\ssen où nous couchons : une petite ville proprette, en,·ironnée de charmants jarclins; plus loin, une belle forêt. Dès huit heures du matin, une ,·oit ure toute démantibulée, geignant sur Besvieux eKsieux, nous conduit it quatre lieuef\ de la ville, à "Tcenhuysen. Par un vent à dèc:omer des lxcufs et par une pluie glaciale, nous suivons un canal rectiligne, éternel. Paysage monotone, triste, coupé d'une multitude de petits canaux, puis ùes moulins, encore des moulins, toujours :les moulinH. Enfin voici \Veenhuysen, la colonie des mendiants et des vagabonds. Elle est immense. Dans ce pays plat, nous ne pouvons embrasser son étendue. \Vcenhuysen est composée de trois divisions placées chacune sons les ordres d'un sous-directeur. Xous frauchissons un canal par un pont-levis. En face une grantlo

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