fi62 LA REVUE SOCIALISTE et du fonctionnement de ses moyens de transports, réaliserait, parcette exploitation directe, des bénéfices dont profiterait aussi l'habitant, soit sous forme de degrèvement, soit sous forme d'extension cl u bien-être. Il n'est pas jusqu'aux assurances qui ne pourraient devenirun service d'or,lre communal. Certaines municipalités, par la création de bureaux de placement gratuits, ont porté un coup funeste aux agences de placement. Qu'elles fassent encore la gueri-e aux compagnies capitalistes d'assurances. Le service des assurances gagnerait peut-être à être nationalisé; mais l'on conçoit également qu'il pourrait être, dès a présent, communalisé dans. les grandes villes. Quant à la municipalisation du logement, elle a été magistralement exposée par M. Dazet dans la Revue Sorialiste de décem-· bre dernier. Toutefois, en attendant l'expropriation générale des propriétaires ·urbains, il faudrait que le Parlement votàt. une loi qui démocratiserait le jury d'expropriation pour cause d'utilité publique. Il faudrait que, loin de s'y opposer, le Conseil d'Rtat tint la main à la rigoureuse application des lois combinées de 1807 et de 1810, prévoyant les plus-values acquises par les immeubles à la suite des travaux de voirie. Il est, en effet, scandaleux que, de l'indemnité dûe à un propriétaire exproprié pour cause d'utilité publique, l'on ne défalque pas la plus-value relative, qui s'est entée sur la valeur réelle de la propriété par suite des progrès. matériels du milieu économique où elle est située - plus-value sociale uniquement dûe aux travaux généraux et aux améliorations économiques payés par la collectivité. Pour l'instant, il suffirait de commencer : 1° à ne plus payer aux propriétaires expropriés que la part de valeur absolue et intrinsèque de leur immeuble; 2° à faire, au contraire, pa:yer aux propriétaires, bénéficiant des travaux de voirie ou d'améliorations. collectives de toute nature, une partie de cette plus-value sociale, qui leur est aujourd'hui gracieusement octroyée. - Car enfin la coûteuse haussmanisation de Paris et autres grandes villes, à qui a-t-elle profité sinon aux seuls propriétaires? - Celui, auquel un travail d'utilité publique doit servir, est tenu d'en faire les frais et de l'entretenir; voilà la r<!glefort simple et fort logique posée par les hommes du moyen-àge. Nous demandons que l'on y revienne. Afin de permettre aux communes une amélioration effective de leur milieu économique, non-seulement de nouvelles lois libératrices moins tutélaires, plus émancipatrices du pouvoir central .çeraient clone nécessaires, - et aussi, comme l'a réclamé Benoît
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