LE SOCIALI8:à1E COMMUXAL 661 Artic·le Premier. - Les Conseils municipaux, sur la simple déclaration adressée au ministre de l'intérieur, sont autorisés à constitue1· une Caisse {lite d'ap'J)>"Ovisionnement, pour acheter directement aux cultivateurs les blés nécessaires, en partie ou en totalité, à l'alimentation des communes qu'ils administrent. La Caisse d'Approvisionnement sera créée par voie d'emprunt ou par des ressources communales; elle pourra receYoir des dépùts, mais il lui est interdit de se livrer à des opérations de banque. Le ministre des finances a drojt de contrôle sur les fonds de cette Caisse. Art. 2.- Les blés. transformés en farine, seront cédés aux boulangers à prix de revient, accru d'un bénéfice de;;%, dont une moitié sera consacrée à la formation d'une Caisse de réserve et l'autre à l'alimentation de la Caisse -communale des écoles et de la vieillesse. Art. 3.- Les citoyens sont invités à acquitter en nature, dans les grenie1·s de la commune, les contributions publiques, e.: totalité ou en partie. (Art. 3 du décret du 9 aoùt 1793). Art. 4.- La Caisse d'Approvisionnement est autorisée à faire des avances aux cultivateurs pour achats de semences,d'engrais, d'instruments aratoires et de bestiaux à élever Oll à engraisser dans la proportion de 50 % de la valeur approximative de leurs récoltes ou ùes bestiaux achetés, qui serviront de gages. Les avances ne seront faites qu'après avis préalable <luConseil municipal de la commune où réside l'emprunteur et sous la garantie du dit Conseil. Art. 5.- Le cultivateur souscrira un billet au vc,·so duquel seront indi- <tués les gages donnés en garantie. Il existera à la mairie de chaque commune un regist1·e sur lequel il sera fait mention du billet et du gage que le cultivateur ne pourra vendre que pour en affecter le montant au paiement de son billet. L'intérèt sera de 4 % sans commission Art. 6.- Le cultivate•.1r pourra acquitter en nature, dans les greniers de la commune, sa dette en totalité ou en partie . .. • • En régime municipal socialiste,les serYices publics cesseraient <l'être à la merci d'intérêts particuliers, lesquels sont fatalement en opposition avec l'intérêt général. Presque partout l'enseignement est déjà nationalisé ou communalisé. Il en est de même du nettoyage et du balayage des rues, de l'abatage du bétail, etc ... (à Reims les laYoirs et bains municivaux fonctionnent admirablement). Sans se rendre bien compte de ses tendances socialistes, l'opinion publique demande l'extension légale de tons les services d'hygiène concernant le logement, la nourriture ou la santé, et l'installation, non-seulement d'hospices intercommunaux, mais encore la création de médecins et de pharmaciens, véritables fonctionnaires publics, agents officiels veillant à l'hygiène en même trmps qu'à la santé. Enfin, il est à la portée de tout esprit sensé qu'une commune qui se chargerait elle-même de la répartition de l'eau, du gaz, de l'électricité
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