660 LA REYUE SOCIALISTE Tout d'a-bord, comme ra écrit 1\1. Edouard Vaillant, il n'est pas une question que les délégués de la réaction, jusqu'ici maitresse des budgets communaux, n'aient résolu pour les intérêts de la gent cléricale, nobiliaire et bourgeoise, qui ne puisse être résolue contre elk, contre l'oppresseur et le riche, pour le pauvre et l'opprimé. Partout les mandataires municipaux du prolétariat socialiste sont décidés à imposer, dans les travaux des communes : le;; comlitions cle rt'cluction de la journée et de la fixation des salaires ; - danR l'assistance : le secours médical, alimentaire et pkuniaire it la maladie, à la vieillesse, au chômage, à la misère ; - dans l'école : la nourritm·e et l'habillement de l'enfant, etc. Et qui oserait diroqu'avec des municipalités plus consciente;- de leurs devoir;; sociaux l'on ne verrait 1:iasse restreindre le contingent mortuaire par suite de la diminution des fautes graves journellement commises contre l'hygiène publique et privée dans les communes rurales r Ces mêmeH communes n'ali&neraient plus leurs tenains communaux: au conti-aire, elleHemploieraient les excédents des budgets communaux it l'agrandissement de la propriété communale. Et des machine;; agricoles seraient achetées par les communes et louées à prix de revient aux cultivateurs. La plupart de~ questions posées et résolues par le Congrès de Saint-Ouen (et aussi celui de :;\1arseille) mériteraient un article spécial, notamment la suppression des octrois, qui ne sera évidemment poRHibleque si le Parlement, actuellement saisi par le rapport de llL Salis, permet aux communes de voter des taxes de remplacement : établissement, 1 ° de centimes additionnels progressifs sur les valeurtl locatives; 2"d'une taxe sur les locaux et tenains non loués: a0 d'une contribution de la plus-value des. propriétés particulières due à la plus-value communale. Enfin nous voudrions attirer l'attention sur une proposition de loi pass<'.•pear trop inaperçue, et qui a été renvoyée à la Commission parlementai rd du crédit agricole. Elle tend à la création par les communes de Caisses municipales d'approvisionnement ; et nos lecteur::1 pourront utilement la rapprocher de l'étude << LI' Jmclf' de frw1inf' l'l ln d1fense du leiTilofre » publiée par notre ami Rouanet clans la Rel'ue Sociali,çfe de novembre 18!10et janvier 18!11.Voici la proposition de l\f. Paul Lafargue, qui s'appuie, dans son exposé de::! motifs : 1° sur l'impossibilité d'assurer le crédit agricole et en conséquence l'approvisionnement rationnel par l'intermédiaire des spéculateurs financiers ou fonciers; 2° sur les souvenirs de la papale Casa amwna1·ia, et aussi de la Convention décrétant la formation dans chaque district, d'un « grenier d'abondance.»
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